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Dossier Alexandre Vialatte
La malice chronique

juillet 2017 | Le Matricule des Anges n°185 | par Didier Garcia

Romancier, chroniqueur, traducteur et introducteur de Kafka en France, Alexandre Vialatte (1901-1971) a bâti une œuvre qui respire la fraîcheur, sans jamais se prendre au sérieux, au plus loin des modes et des chapelles littéraires. Retour sur l’itinéraire de cet écrivain « notoirement méconnu ».

Le 16 février 1969, deux ans avant sa disparition, Alexandre Vialatte participe à l’émission télévisée animée par Remo Forlani « L’invité du dimanche ». Pour répondre aux questions de l’animateur, il utilise la manière qui est la sienne dans les chroniques qu’il donne depuis plus de quinze ans au quotidien de Clermont-Ferrand La Montagne  : décalage, humour, légèreté, désinvolture… Interrogé sur Kafka par exemple, il se permet des propos pour le moins déconcertants : « C’est un auteur comique. Il ressemble à Courteline. » À distance de ce « one-man-show splendide », Remo Forlani reconnaît que l’émission lui a échappé : « Inutile de faire le mariole : j’ai loupé Vialatte aussi sûrement que Fabrice del Dongo a loupé Waterloo. » D’autant plus que l’écrivain, juste avant l’émission, lui avait fait jurer de parler pour lui (c’était sa première apparition sur le petit écran) et d’être drôle pour deux…
Peut-être est-ce finalement ce qui est arrivé de plus fréquent à Alexandre Vialatte : qu’on le manque. Que l’on passe à côté de son œuvre. Ou qu’on le prenne pour ce qu’il n’était pas. Ou que l’on réduise les différentes facettes de son travail à une seule (Forlani le tenait pour « le fidèle berger du kafkaïsme » et rien d’autre). Il faut dire aussi qu’il a lui-même contribué à brouiller les pistes (mais sans réellement le vouloir). Selon le critique Angelo Rinaldi, Vialatte est un auteur bicéphale, comme Flaubert avec d’un côté son œuvre et de l’autre sa correspondance, les amateurs de l’un ne l’étant pas forcément de l’autre : le « Castor-romancier » et le « Pollux chroniqueur ». On peut formuler cela autrement, voir en lui une sorte de Janus, avec un côté sombre (celui que l’on découvre dans Le Fidèle Berger, de loin son roman le plus ténébreux), et un côté gai, insolite, décapant (que l’on trouve à l’œuvre par exemple dans l’Almanach des quatre saisons). Deux facettes d’un même visage, mais qui trouvent rarement à se compléter, comme si l’un excluait l’autre.
La vérité est peut-être encore plus complexe. Vialatte a trois visages : le romancier, le chroniqueur et le traducteur, chacun ayant masqué tour à tour les deux autres. Pendant longtemps, le traducteur (de Kafka bien sûr, mais aussi de Brecht, Goethe, Hofmannsthal…) a éclipsé le romancier, puis ce fut le chroniqueur (pas loin de 2000 chroniques et articles à son actif) qui effaça le romancier. Un romancier, de son vivant, c’est d’ailleurs beaucoup dire : seulement trois romans, publiés à dix ans de distance les uns des autres (1928, 1942, 1951).
Pour les lecteurs, pour la presse littéraire aussi bien, quelle existence peut avoir un romancier qui publie un roman tous les dix ans  ? Peut-on se permettre d’être romancier par intermittence ? Qui plus est si l’on écrit des romans difficiles à empoigner, difficiles à résumer, bizarrement cousus, et pour ainsi dire sans intrigue, portés on ne sait trop par quoi. Autre difficulté pour un lecteur désireux de le suivre : son...

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