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Domaine français Nous étions beaux la nuit

octobre 2018 | Le Matricule des Anges n°197 | par Franck Mannoni

Nous étions beaux la nuit

Avec un brin de nostalgie, Philippe Fusaro se plonge dans l’histoire du Piper Club, toujours en activité aujourd’hui, une discothèque romaine créée en 1965 dans un ancien cinéma de la capitale italienne. Les acteurs Vittorio Gassman, Virna Lisi et Clint Eastwood y sont venus danser avec la jeunesse locale. Une immersion dans le passé qui se projette jusqu’à nos jours, lorsque Gianni Desmond, personnage principal fictif, sombre à cause d’un chagrin d’amour. Son égérie, la star Betti Doll, emblème du night-club, est partie sans laisser d’adresse. Le chanteur Christophe, double halluciné de la vedette française, ami de Gianni, le suit comme son ombre et atténue sa descente aux enfers. Au cours de cette errance festive et tragique, Philippe Fusaro s’éloigne des clichés habituels sur la Ville Éternelle pour en dévoiler la face cachée. Une fois le soleil couché, le Piper, à la fois lieu de fête et de perdition, s’anime. Le temple de la création artistique livre son « hymne à la nuit sauvage » : « Gianni se perd dans cette bulle de son et de ouate qui le soulève un temps, quelques heures tout au plus ». Hors du monde, les corps vibrent presque contre leur gré. Cette ambiance pleine de bruit et de fureur est adoucie par le style de l’auteur, qui intègre avec naturel des expressions italiennes dans ses phrases en français. Elles en acquièrent une musicalité et une légèreté qui contraste avec une certaine noirceur de l’histoire. Des extraits de chansons et de poèmes illustrent les déboires de Gianni, de Christophe et de Betti. Cette dernière, en burn-out, a décidé de prendre ses distances avec cet univers qu’elle sent factice. La célébrité l’éloigne de son art. La chanteuse sent qu’elle perd son identité. Une playlist, proposée en fin d’ouvrage, permet de s’imprégner de la pop, du disco ou des mélopées romantiques de Blondie, des Bee Gees, mais aussi d’artistes iconiques de la musique italienne tels Lucio Battisti ou Domenico Modugno. Un livre qui se lit volume au maximum, ou mezzo voce.
Franck Mannoni

Nous étions beaux la nuit, de Philippe Fusaro
La Fosse aux ours, 179 pages, 17

Le Matricule des Anges n°197 , octobre 2018.
LMDA papier n°197
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