La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Événement & Grand Fonds Corps à corps

octobre 2018 | Le Matricule des Anges n°197 | par Thierry Cecille

Pierre Guyotat poursuit son autobiographie : une entreprise complexe de dévoilement qu’accompagne, en parallèle, un essai éclairant de Julien Lefort-Favreau.

Pierre Guyotat politique

Le titre peut sembler mystérieux ou provocateur – et ne sera pas expliqué dans l’œuvre : Idiotie. S’agit-il là, pour Guyotat, d’indiquer une sorte de lourde résistance d’un cerveau qui ne s’accommode pas du monde qui lui fait face ? Le jeune Pierre doit-il être vu comme une sorte de Mychkine ou de Candide, comme eux s’efforçant de comprendre des événements en partie indéchiffrables ? Ou bien faut-il penser à l’idiotês grec, qui désigne simplement l’individu, l’homme du peuple, dépourvu de qualités particulières, l’anonyme ? Celui que nous allons suivre, découvrir dans ces pages est cependant bien singulier.
Guyotat lui-même l’annonce : « Cet Idiotie traite de mon entrée, jadis, dans l’âge adulte, entre ma dix-huitième et ma vingt-deuxième année, de 1958 à 1962. Ma recherche du corps féminin, mon rapport conflictuel à ce qu’on nomme le « réel », ma tension de tous les instants vers l’Art et vers plus grand que l’humain, ma pulsion de rébellion permanente  ». Il s’agit donc de la quatrième étape de cette reconstitution et de cette auscultation de soi qu’il a entreprise dès Coma en 2006. Julien Lefort-Favreau, dans son essai Pierre Guyotat politique, la présente ainsi : « Dans la trilogie autobiographique formée de Coma, Formation et Arrière-fond, l’auteur revient sur trois périodes distinctes de sa vie : un épisode de crise artistique et mystique à la fin de la trentaine, la petite enfance et un voyage en Angleterre à l’adolescence. Chaque livre suit les codes d’un type précis d’autobiographie : Coma prend les allures d’une confession, Formation d’un récit d’enfance, et Arrière-fond d’un récit d’initiation. Ce parcours nous montre un sujet, fabriqué dans et par la littérature. » On pourrait avancer qu’aujourd’hui Idiotie mêle savamment les trois types ici décrits. Il s’agit bien, tout d’abord, d’un récit suivi, chronologique, depuis les premiers mois passés à Paris par le narrateur, qui s’est enfui de chez lui, jusqu’à sa démobilisation à la fin de la guerre d’Algérie. L’initiation est, en même temps, la découverte du corps et de la violence qu’on peut lui faire subir, entre le plaisir et la douleur. La confession, également, est présente, qu’il s’agisse d’explorer la honte désespérée qui taraude le narrateur suite à un vol commis au domicile familial ou la complexité du désir polymorphe qui ne trouve pas encore son accomplissement. Si la langue de Guyotat peut, de prime abord, heurter parfois le lecteur, le faire achopper – syntaxe quelque peu désarticulée, absence d’articles, lexique abstrait – nous nous y acclimatons progressivement et nous sommes loin de l’illisibilité volontaire, élaborée et théorisée de l’autre pan de son œuvre. Nous pouvons même éprouver une réelle empathie envers ce narrateur-personnage dont nous partageons les découvertes et les épreuves. À Paris, ce sont des petits boulots qui se succèdent, l’apprentissage de la pauvreté, mais aussi des amitiés fugaces, un couple ainsi observé, avec cette fascination érotique...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°197
6.50 €
LMDA PDF n°197
4.00 €