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Éditeur L’Esprit du lieu

janvier 2019 | Le Matricule des Anges n°199 | par Philippe Savary

Installée à Nyons, dans la Drôme provençale, la jeune éditrice Maud Leroy s’affranchit des frontières pour accueillir les voix de ceux et celles qui l’ont peu. Preuve que la poésie est vivante.

Un livre, « c’est un cadeau, dit-elle, autant qu’il soit beau ». Et ils le sont, ses livres. Treize exactement. « J’étais à bonne école. » C’est avec une grande douceur que Maud Leroy, née en 1981, raconte l’aventure de ses Lisières, une voie singulière et profondément humaine. Déjà l’avant. Ses premiers pas avec le Bon Pied, microéditeur en campagne qu’elle crée avec une amie en 2009. Son métier de libraire qu’elle quitte en 2015. Le projet mûrit. Elle reprend alors ses études, un Master 2 « Édition d’art et livre d’artiste » à Saint-Étienne. Enchaîne les stages pour apprendre la typo et la linogravure : chez le peintre-graveur Marc Granier, aux éditions de L’Éclosoir, puis chez Pierre Mréjen, éditeur de Harpo &. Achète sur le Bon coin des caractères mobiles et une presse à épreuves. « Ça m’a mis le pied à l’étrier. J’avais besoin de cette matière-là, j’avais besoin d’encrer. » Et ancrer ses désirs. Gardienne en terre sauvage, le premier titre, donne la direction. On voyage beaucoup avec les Éditions des Lisières. Du proche au lointain. Surtout le lointain : la maison accueille des poètes irakiens, amérindien et aïnou (peuple autochtone de Hokkaïdo), décline sa passion du haïku (dont le passionnant Jack Kerouac et le haïku), visite le domaine du conte (avec Pinar Selek). Des voix/voies poétiques qui aident à mieux comprendre « qui l’on est, d’où l’on vient, où l’on doit aller ».

Maud Leroy, que représente pour vous la notion de lisière ?
C’est un joli mot : il dit la forêt, le tissu, la marge. En écologie, il existe le principe d’écotone selon lequel la lisière, en matière de biodiversité, est plus riche que les deux parties qui la bordent. Ce mot a aussi une petite histoire pour moi.
L’expérience du Bon Pied m’avait donné envie de créer une maison d’édition plus personnelle. Si elle existe, me suis-je dit un jour, elle s’appellera les Lisières. À cette époque, en 2013, j’avais deux manuscrits sous le coude : Gardienne en terre sauvage, de Lætitia Gaudefroy Colombot, travail d’une poète-peintre-bergère, et un texte sur la folie. Deux textes parfaitement opposés : lumière et ombre. Et le soir même, avant de m’endormir, je prends deux livres. Le Dictionnaire de la symbolique des rêves parce que j’avais rêvé de la mort d’un ami la nuit précédente et je tombe sur : « cette lisière que se tiennent rêveuses et rêveurs en quête d’une insaisissable vérité… ». Puis Trois verres de thé d’Ahmed Kalouaz où il est encore question de lisières. Le lendemain, à la librairie où je travaillais, une recherche autour du Cantique des oiseaux m’amena sur le site de la librairie… Les Lisières à Roubaix. Voilà : je me suis accrochée à ces signes. Le projet a germé. Les Éditions des Lisières sont nées trois ans plus tard.
En quoi votre catalogue interroge-t-il les liens de l’humain avec la nature, avec l’espace qu’il habite ?
Le regard poétique est lié à une recherche d’éthique pour moi. Il y a toujours cette question de trouver...

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