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Dossier Bertrand Belin
L’autodidacte multicarte

janvier 2019 | Le Matricule des Anges n°199 | par Thierry Guichard

À la sortie d’une enfance aux genoux écorchés, Bertrand Belin a découvert la musique d’abord, la littérature ensuite qui lui ont permis de déployer ses ailes. Un nouveau roman, un nouvel album et un film sortent ce mois-ci.

C’est un Paris de carte postale, le Paris à partir duquel Hollywood colore ses comédies romantiques. Le Moulin rouge se dédouble ici en Moulin de la galette, les serveurs des cafés portent le béret et des Japonais rieurs font des photos. On monte la butte, on salue à main droite la vigne de Montmartre et, en face, on redescend la rue et ses escaliers, on passe de l’autre côté, on laisse les touristes à leurs selfies, les cartes postales aux peintres du dimanche et les peintres de la place du Tertre à la pluie qui menace. Quand on ira manger, tout à l’heure, Bertrand Belin choisira un bar restaurant au décor très sommaire, une cantine à couscous où le patron l’appelle Bertrand et où les plats sont faits pour tenir chaud. Pour l’heure, l’écrivain-chanteur-acteur-musicien arrive en courant, casquette américaine vissée sur la tête, sac de boulangerie à la main, s’excuse du retard (qui en est à peine un) et propose, une fois montés les étages via un monte-plats qu’à Paris on appelle ascenseur, un café soluble et des pains aux raisins. La veille, il donnait un concert à Ajaccio, à quatorze heures il doit filer en banlieue assister à la post-synchronisation d’un film dont il a composé la musique. Et son agenda devrait rapidement s’affoler : fin janvier, son troisième roman, Grands carnivores paraîtra chez P.O.L où ont déjà paru Requin (2015) et Littoral (2016). La même semaine, le 25 janvier, sortira son sixième album, Persona qui va inaugurer une tournée de concerts en France de fin février à fin mai. Ajoutez à cela la sortie le 23 janvier du film Ma Vie avec James Dean de Dominique Choisy dans lequel Bertrand Belin joue le rôle d’un pêcheur et dont il a composé la musique. L’écrivain n’a toutefois rien de l’homme pressé : le temps long qu’il a décidé de nous consacrer ne souffrira d’aucune sollicitation extérieure. Et il trouvera, il le promet, assez d’heures en cette fin d’année pour répondre par écrit aux questions qu’on lui aura adressées par mails, entre Paris et sa Bretagne natale où il fera un saut pour Noël, histoire d’aller boire un coup chez Bernard, un bar de Quiberon où il a fait ses classes de musicien…
C’est à Auray, à une trentaine de kilomètres de Quiberon, en décembre 1970 que Bertrand Belin vient au monde. Troisième enfant d’une famille qui en comptera cinq, il va grandir dans la presqu’île bretonne jusqu’à ses 18 ans. Rien ne destinait le jeune garçon à devenir un jour écrivain. L’enfance qu’il eut, on en saisit un peu la nature quand on a lu Requin : le père ivre et violent, la vie pauvre. Cette enfance, notre hôte n’en fait pas étalage. La pudeur et le manque de goût pour l’épanchement lui dictent un vocabulaire générique pour en parler : « j’ai grandi dans un milieu populaire, lié à la pêche. Selon les besoins, mon père embarquait parfois sur un chalutier pour une journée, parfois deux. »
La pêche n’est pas seulement professionnelle. À Quiberon, « tout le monde a un bateau et va à la pêche, par culture, et bien...

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