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Essais Fabuler la fin du monde

septembre 2019 | Le Matricule des Anges n°206 | par Éric Dussert

La fin du monde est proche » gueulait en tambourinant le fou en toge blanche dessiné par Hergé. La fin du monde est proche se dit-on lorsque l’Amazonie est en feu et que des milliards de tonnes de glace du Groenland fondent à la journée pendant que l’on est à la plage… Les écrivains n’ont pas attendu ces dérèglements de la capitalocène (l’anthropocène des industriels) pour décrire ce que serait la Fin des fins déjà décrite par nos Anciens (saint Jean en particulier, mais il n’était pas le seul). Les destructions de l’anthropocène ont accéléré la production de ces fictions : de Margaret Atwood au Malevil de Robert Merle en passant par La Route de Cormac McCarthy ou des œuvres cinématographiques et télévisuelles contemporaines, l’universitaire Jean-Paul Engélibert s’est attaché à l’étude des fictions décrivant l’apocalypse pour en faire ressortir les lignes de force. On parlait de « contre-utopie » pour désigner ces récits de pure imagination qui nous prévoyaient un avenir médiocre pollué par différents agents très anxiogènes. On dit désormais « dystopie », manière de langue de bois pour tenir à distance l’angoisse. Son essai démontre qu’à décrire la Fin on a offert plus de solutions qu’il y paraît. La « puissance critique » des fictions apocalyptiques réside dans leur catalogue de propositions. De quoi établir plusieurs leçons politiques et civilisationnelles, et en particulier celle-ci : les fictions imaginent, conçoivent et constituent par-là même des formes de la connaissance. Engélibert en conclut aussi que l’amour reste pour les humains le moteur essentiel. Retour sur l’inévitable utopie. L’Homme est incorrigible. É.D.

Fabuler la fin du monde,
de Jean-Paul Engélibert
La Découverte, 240 pages, 20

Le Matricule des Anges n°206 , septembre 2019.
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