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mai 2020 | Le Matricule des Anges n°212-213 | par Thierry Guinhut

L’enfance est tout un roman. Y compris dans et au dehors des salles de classe où se croisent les collégiens Hegatea et Mugi. L’on sait que l’amitié naît de la rencontre de points communs. Ces deux enfants ont tous deux perdu un parent ; mais les unit surtout leur désir effréné de nommer les choses de la vie. La première, dont le père est critique de cinéma, adore les films dont elle mime à la perfection les scènes et les expressions. Le second adore dessiner, arroser de « pluie colorée » le papier et faire le portrait de « Miss Ice Sandwich » pour le lui offrir.
D’un narrateur à l’autre, la romancière offre à son lecteur un vif sens de l’observation et des images, vus au travers du regard enfantin, sans cesse à l’affût et surprenant. La grand-mère mutique de Mugi meurt. Hegatea est bouleversée en découvrant sur Internet que son père a une autre fille, d’autant qu’elle est censée rédiger en classe un Livre de nos souvenirs. L’incendie du « magasin des pierres à pouvoirs » les bouleverse, les failles des adultes les laissent perplexes, entraînent des abîmes de soupçons, de furtives enquêtes, jusqu’à la rencontre des deux sœurs. Comment analyser et exprimer au mieux le mystère de ses émotions ? La brouille et la réconciliation permettent aux deux amis de mieux se comprendre. Ce sont la concurrence et la complémentarité entre l’image et le langage qui sont mises en scène en ce récit psychologique.
Il n’est pas douteux qu’avec ce quatrième livre traduit chez nous et tout en finesse, Mieko Kawakami (née à Osaka en 1976) puisse nous ravir, d’autant qu’à sa sensibilité particulière s’ajoute la dimension de l’initiation à l’être et au monde.

Thierry Guinhut

J’adore, de Mieko Kawakami
Traduit du japonais par Patrick Honoré,
Actes Sud, 224 pages, 21,50

Le Matricule des Anges n°212-213 , mai 2020.
LMDA papier n°212-213
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LMDA PDF n°212-213
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