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Entretiens Mineur de forme

mai 2020 | Le Matricule des Anges n°212-213 | par Laurence Cazaux , Patrick Gay Bellile

Depuis trente ans, Jean Cagnard construit une langue foisonnante et poétique pour dire le monde et ses errements.

Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face

Jean Cagnard manie la langue. Au sens physique du terme. Il la broie, la pétrit, l’étale, la roule, la mélange, puis recommence. Lui qui fut maçon, bâtit une œuvre littéraire faite d’images surprenantes et de poésie du quotidien. Il nous surprend par les fulgurances qu’il propose, comme cette femme enceinte pendant soixante-trois mois dont le ventre fait des fugues pendant que le monde part en morceaux. Il met en jeu des gens de tous les jours, avec les bras qui tombent lorsqu’ils perdent leur emploi ou avec des oiseaux dans les chaussures. Théâtre de la violence faite aux corps qui se disloquent, mais aussi théâtre de l’invisible et des anges. Jean Cagnard a souvent été adapté pour la marionnette dans ses propositions pour le jeune public. Grand prix de littérature dramatique en 2018 pour Quand toute la ville est sur le trottoir d’en face (« Quand tu es seul sur un trottoir et que toute la ville est sur le trottoir d’en face, c’est que tu es devenu toxicomane »), la pièce sera la prochaine création de la compagnie 1057 Roses qu’il codirige avec Catherine Vasseur.
Nous avons rencontré Jean Cagnard, bien avant le confinement, dans son antre d’écrivain, une petite maison cachée dans une forêt de mimosas, pas loin d’Alès, dans un pays qui fut autrefois de mines. Une vallée perdue qu’il a choisie car il avait l’impression de rentrer dans la littérature américaine, à petite échelle, les sangliers remplaçant les grizzlis. Le bonhomme, quand il parle, ne connaît pas le risque du tarissement. Sa parole est joyeuse, ponctuée de grands éclats de rire. Nous aurions pu remplir tout un numéro du Matricule. Quelques extraits…

Quels sont vos tout débuts d’écriture ?
Au milieu des années 70, bien chauffé par mai 68, je suis parti en Inde par la route et c’est là que s’est invitée une première fois l’écriture, avec de longues lettres écrites dans les moments en « apesanteur » du voyage… Pour un gars qui avait grandi au pied d’une usine, l’écriture restait quelque part un luxe, difficilement envisageable en dehors de la correspondance ou du manifeste syndical…
Quelques années plus tard, alors que j’habitais dans un tipi dans les Cévennes, je me suis retrouvé à court de lectures, un soir d’hiver. J’ai sorti un cahier scolaire à carreaux petit format et j’ai posé mes premières phrases, bien à l’abri de tous les regards. Je suis arrivé en quelques semaines à écrire l’incroyable somme de vingt-cinq pages ! Pas de doute, j’étais devenu un écrivain ! Vingt-cinq pages qu’on me volera un plus tard en même temps que mon sac dans ma voiture à Perpignan. Catastrophe ! Terminée la carrière du gars écrivain, aussi vite qu’elle avait commencé. Quelqu’un quelque part déconnait avec l’interrupteur ! Quelque temps plus tard, je reçois une lettre de Perpignan. Un couple de retraités, qui faisait sa balade le long de la rivière, avait trouvé des papiers de banque et puis un cahier… Sauvé ! Ma carrière recommençait, j’allais pouvoir attaquer...

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