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Événement & Grand Fonds Un balbutiement qui a envie de devenir clarté

novembre 2020 | Le Matricule des Anges n°218

Entre épopée de la sensation et esthétique de l’épiphanie, la langue de Peter Handke, prix Nobel 2019, donne corps à la matière du monde et au sentiment d’exister.

Les Cabanes du narrateur. Œuvres choisies

Il est une remarque de Cioran que Peter Handke ne saurait désavouer : « La valeur intrinsèque d’un livre ne dépend pas de l’importance du sujet (sans quoi les théologiens l’emporteraient, et de loin), mais de la manière d’aborder l’accidentel et l’insignifiant. » Car s’il est un écrivain que captive ce qui échappe à l’attention de chacun, mais que tout le monde peut voir, c’est bien Handke. En proposant, dans l’ordre chronologique de leur publication originale, quelques-uns des textes qui l’ont fait connaître et ont contribué à sa renommée, le Quarto qui lui est consacré nous donne l’occasion de le (re)découvrir.
Né à Griffen, en 1942, dans une famille de la minorité slovène de Carinthie, région méridionale de l’Autriche, Peter Handke est le fils d’un soldat allemand qui, marié en Allemagne, s’enfuira avant sa naissance. Il porte le nom d’un autre soldat allemand, celui que sa mère épousera un an avant sa naissance. La famille s’installera en Allemagne avant de revenir vivre à Griffen en 1948. École, lycée, études de droit, découverte du cinéma et du rock. Il commence alors à écrire de courts textes tout en collaborant à Radio Graz, avant de publier en 1966, Les Frelons, son premier livre. Son sujet ? La mort d’un jeune garçon, noyé à la suite d’un pari avec son frère aveugle à qui on cherche à cacher la triste réalité sans se douter qu’il identifie tous les bruits. Ni psychologie, ni métaphysique dans ce livre qui a des airs de Nouveau Roman, mais un étonnant déploiement de l’attention et des sensations.
Décidant de se consacrer à la littérature, Handke fera, la même année, une entrée fracassante sur la scène littéraire germanique en prenant la parole, lors d’une session, du Groupe 47 (Günther Grass, Heinrich Böll, H.W. Richter, Ingeborg Bachmann…) pour dénoncer violemment l’esthétique descriptive de ce qu’on appelait à l’époque le Nouveau Réalisme. « On se contente d’utiliser le langage. On l’utilise pour décrire, mais sans que bouge quelque chose dans le langage lui-même. Le langage est mort, sans mouvement, servant seulement d’enseigne aux choses. »
Cette question de la langue, la langue en tant qu’origine de l’écriture, est au fondement de toute son œuvre. Non pas cette langue, insignifiante à force d’être familière, qui fait écrire que « le temps est capricieux », « le soleil radieux », « les montagnes majestueuses » ou « le village blotti au creux du vallon », en faisant oublier l’incontournable réalité du monde. Plus question pour lui de regarder le monde à travers la langue comme à travers une vitre, non, il lui faut inventer une langue qui naîtrait de la singularité d’un regard et de sensations vraies. « Ce qui est écrit devrait être si vrai que l’on en pleure. » Une langue où pas un mot ne serait vain, où la perception serait la cellule élémentaire de la phrase. Une langue de l’œil faisant miroiter la matière même du monde, rendant palpables les plus petites choses, les gestes les plus quotidiens, les objets les...

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