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Dossier Gabrielle Wittkop
« Inquiétante et endiablée »

novembre 2020 | Le Matricule des Anges n°218 | par Éric Dussert

Jeune libraire, François Rivière a rencontré Gabrielle Wittkop en 1976. Retour sur quelques scènes de genre.

Critique littéraire bien connu, spécialiste des littératures policière, populaire ou destinée à la jeunesse, François Rivière était libraire à La Mandragore, rue des Grands-Augustins à Paris, lorsque Gabrielle Wittkop fit ses premiers pas de romancière française avec Le Nécrophile.
Le futur biographe d’Agatha Christie, duchesse de la mort (Le Seuil, 1988) et de Frédéric Dard (Fleuve noir, nouvelle édition augmentée 2020) pénétra l’orbe d’un personnage peu commun tout aussi attachant d’exorbitant. Côte à côte, ils furent les architectes de l’un des premiers essais conséquents sur le Grand Guignol (Henri Veyrier, 1979), ce théâtre de l’outrance sanguinolente et des chirurgiens fous. Leur livre a longtemps fait référence.

Dans quelles circonstances avez-vous rencontré Gabrielle Wittkop ?
J’ai fait la connaissance de Gabrielle Wittkop en 1976 lorsque Henri Veyrier a publié son recueil Les Holocaustes qu’elle m’a dédicacé en me déclarant son « complice futur dans la culture de l’horreur et de l’effroi ». Car en l’espace d’une seule rencontre, j’avais associé cette femme singulière, à la fois inquiétante et endiablée à la cause du Grand-Guignol et du livre que nous allions bientôt écrire ensemble… Ou plus précisément chacun de notre côté, elle à Bad Homburg et moi à Paris. Drôle d’attelage.

Quel âge aviez-vous alors ?
J’avais 26 ans et elle sûrement le double. On se retrouvait rue Jacob, près de l’hôtel Lenox où elle descendait lorsqu’elle n’était pas avec celle qu’elle me présenta comme sa « partenaire sexuelle », la photographe Irina Ionesco. Je les ai retrouvées toutes deux un après-midi d’été, dans un appartement du boulevard Soult où vivait Ionesco. J’y ai connu un moment de terreur très grand-guignolesque lorsqu’un mauvais garçon, sans doute un dealer, est venu frapper à la porte en réclamant son dû. C’est Gabrielle qui a éconduit le voyou d’un ton ferme…

Quel était son environnement à Paris ?
Lors de nos rencontres, elle me parlait d’un couple d’amis, à l’évidence plutôt gothiques, mais que je n’ai jamais vu. Elle essayait de me persuader qu’elle participait à des messes noires avec eux. À défaut de nous voir beaucoup, plus qu’elle vivait en Allemagne avec ce Justus dont je n’ai jamais su grand-chose, sinon qu’il était plus âgé qu’elle et écrivait lui aussi, nous nous écrivions des lettres.

Justus reste donc un personnage assez mystérieux…
J’ai cru comprendre qu’elle avait connu Justus Wittkop vers la fin de la guerre et le fait d’avoir eu une relation avec un soldat allemand lui avait valu l’une des pires humiliations réservées aux femmes ayant « couché » avec l’ennemi, c’est-à-dire d’être tondue en public. C’est en tout cas ce qu’elle m’a fait comprendre.

Très secrète, Gabrielle Wittkop est cependant réputée pour avoir été une grande épistolaire. Le confirmez-vous ?
Les longues lettres de Gabrielle étaient de jolis cadeaux pour un amateur...

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