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Entretiens Se supporter tout court

février 2021 | Le Matricule des Anges n°220

Le premier roman plein d’élan et de mystère de Shane Haddad, Toni tout court, est une sorte de Nausée au féminin, un récit d’émancipation sous caution. Discussion dans le tremblé de la « visio ».

Toni tout court

Shane Haddad a 24 ans, l’air fluette et déterminée, enthousiaste à l’écran. Elle est en service civique au Centre d’art régional contemporain du Havre, le Portique, anime des ateliers d’écriture, a déjà enseigné le théâtre, été libraire, est passée par le master de création littéraire du Havre, aime le foot et la fiction.

Votre récit raconte une journée dans la vie d’une jeune femme, le jour de son anniversaire et une soirée de match ; c’est une journée de tension, d’affirmation mais aussi de dégoût. Quelle en a été la sensation à l’origine ?
Je ne voulais pas du tout écrire ça, je voulais quelque chose d’épuré comme un tableau, des fragments, et une écriture simple, sinon poétique. J’avais en tête l’image du stade Bauer, à Saint-Ouen, avant le début d’un match, complètement vide. Au moment de commencer à écrire, Toni est arrivée, comme une très jeune femme. Et de cette sensation de très jeune femme et d’incompréhension de son propre corps a découlé cette espèce de malaise et cette tentative d’appréhender le monde ou plutôt l’espace autour. Au fil de l’écriture, beaucoup de symboles sont venus et tout s’est mis à graviter autour de l’idée de montée : la montée d’un club, la montée de Toni dans un nouvel âge, la montée dans une tribune, la montée dans Paris, du sud vers le nord, et même une élévation presque religieuse, puisque Toni parcourt une sorte de chemin de croix. Elle se rend dans le lieu qui la lavera de son passé et lui permettra enfin de passer à un âge où elle n’a plus besoin d’être raccrochée à sa famille. Ce crescendo passe par le déroulement en 24 heures.

Sans être jamais situés, vos espaces sont très concrets – la rue, le parc, l’université, le stade –, et vous avez une attention très précise à la fois aux sensations de Toni et à son environnement, notamment aux gens qui vivent dans la rue et se trouvent régulièrement sur son chemin. Le symbolique et le concret sont très mêlés, pourquoi ?
J’aimais le double sens de l’élévation, figurée et très triviale : l’élévation de Toni se passe dans un milieu urbain, qui la dégoûte, la rend crasseuse et lui donne l’impression d’être salie constamment. Cela constitue aussi la métaphore d’une culpabilité, d’une lourdeur qu’elle trimballe avec elle, comme un boulet au pied. À l’origine, je voulais qu’elle soit enceinte et qu’elle décide d’avorter. J’aurais pu ainsi rentrer beaucoup plus dans la chair et dans les fluides. Mais n’ayant pas vécu cette expérience moi-même (même si autour de moi, beaucoup l’ont vécue), je n’ai pas pu concrétiser l’idée et le symbole a pris le relais : j’ai mis le poids dans la ville qui tombe sur Toni – comme la sexualité à 20 ans peut nous tomber dessus sans vraiment la comprendre, comme arriver d’un coup dans l’âge adulte peut nous surprendre et nous alourdir. De plus, je ne me sentais pas de porter l’ultra-contemporain, avec des termes et des références précis. Je préférais laisser la place au rêve et à l’imaginaire....

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