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Domaine étranger L’Île invisible, de Francisco Suniaga

avril 2021 | Le Matricule des Anges n°222 | par Julie Coutu

Une enquête. Une mort accidentelle pas tout à fait claire, une île lointaine et paradisiaque, une veuve trop belle peu éplorée : L’Île invisible démarre façon polar sous les tropiques. Mais c’est pour mieux désorienter.
Sur l’île Marguerite, ou Margarita, il y a le rêve et l’envers du décor. Quand on pénètre le paradis de carte postale, l’image se fendille, très vite. Dans ce Venezuela par la lorgnette insulaire, les personnages tiennent de la tradition et de la culture, ils sont le cercle de vieux amis, les nostalgiques des temps enfuis, les anciens de l’URSS, les résignés. Sur l’île invisible, on discute, on se souvient, on marche. Et puis on rêve, en anglais, on enquête aussi, et parce que la réalité parfois rejoint le réel, la quête littéraire se double d’une énigme policière, qui n’a rien à voir avec l’intertextualité, mais pose avec acuité la problématique des paradoxes culturels.
Sur les pas de José Alberto Benitez, avocat de son état, on parcourt l’île, effleurant cette communauté allemande bien implantée qui a en apparence profondément modifié les habitudes de vie des locaux. Aux questions d’Edeltraud Kreutzer : Wolfgang, son fils, s’est-il noyé seul ? A-t-il été assassiné ? Qu’est-il arrivé au jeune homme, propriétaire d’un bar de plage florissant, marié à la superbe Renata ? – il n’est pas aisé d’obtenir une réponse ; mais chaque nouvelle rencontre complexifie le portrait du fils prodige, mari idéal, expatrié en mal du pays, nageur solitaire, jaloux assumé, parieur invétéré, dresseur de coqs de combat. Entre deux entretiens, notre avocat s’adonne à la conversation avec son vieil ami Pedro Boada, psychiatre sans diplôme – un raté des liens avec l’Union soviétique. Littérature, politique, idéologie, tout y passe, dans des entre-deux diserts, mais jamais bavards. Et l’île, de déployer richesse et misère, sans fard, avec juste ce qu’il faut de lassitude et de nonchalance pour qu’on s’y perde.

Julie Coutu

L’Île invisible
Francisco Suniaga
Traduit de l’espagnol (Venezuela) par Marta Martínez-Valls
Asphalte éditions, 272 pages, 22

L’Île invisible, de Francisco Suniaga Par Julie Coutu
Le Matricule des Anges n°222 , avril 2021.
LMDA papier n°222
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