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Entretiens Western urbain

avril 2021 | Le Matricule des Anges n°222 | par Dominique Aussenac

Dans son troisième roman, l’Espagnol Iván Repila met en scène une violente et très aberrante guerre des sexes. Aussi inquiétant, burlesque qu’éprouvant.

De la grève du sexe décidée par les femmes et imaginée par Aristophane en 411 ans av. J.-C., au mouvement #metoo, libérant la parole contre le viol, les abus sexuels et de pouvoir des hommes, des torrents d’encre, de sang et de larmes ont ruisselé. À la manière du poète satirique athénien, Iván Repila, natif de Bilbao, met en scène une véritable conflagration sexuelle, plus ou moins contemporaine, puisqu’il utilise aussi la dystopie. Comment débuter cette belligérance ? Tout simplement par une histoire d’amour qui se transformera en passion toxique. Au cours d’une conférence donnée par l’écrivaine Siri Hustvedt, accessoirement épouse de Paul Auster, Vergo (sic) rencontre Najwa. « Najwa est la seule personne (femme) qui, à la fin de l’intervention, fait remarquer à Siri ses contradictions et la pousse dans ses retranchements. J’exagère, sans doute. Elle lui pose deux questions intelligentes, complexes, sans se donner cet air snob des universitaires. Il faut préciser que Najwa a la dégaine typique d’une jeune femme hautement qualifiée : elle porte des lunettes. » Najwa et Vergo sont féministes. « Je suis le type le plus féministe du monde. Cela dit j’ai mes contradictions. Présentement par exemple, mes cinq camarades et moi-même sommes en train de balancer des œufs sur un groupe de femmes nues, ou à moitié nues, qui manifestent devant l’hôtel de ville. » Considérant que la lutte féministe traditionnelle ne mène à rien, Vergo souhaite provoquer une opposition dialectique violente. Il crée un mouvement, L’État phallique, et recrute les machos les plus fervents et caricaturaux d’Espagne. D’actions sporadiques en agressions physiques et crimes de sang, le pays entre dans le chaos. Le roman prend des allures de western barbare (violence gratuite, massacres sauvages et même un duel au soleil final). Convoquant twitter, la sociologie, la politique et la farce, Un bon féministe dégage d’innombrables zones d’ombre dans lesquelles le lecteur livré à lui-même imagine souvent le pire, plus rarement le meilleur, mais se questionne. La marque de fabrique de Repila : induire, inoculer ! Jouer avec la noirceur, susciter le trouble, le doute, l’outrance jusqu’à rencontrer une forme de beauté… Une beauté mélancolique. Une beauté d’après-tempête, d’après-carnage. D’une écriture fiévreuse et métabolique, tout en contraction et expansion, dont la poésie est le minerai de base, Un bon féministe alterne différents registres de langue, argot, langage universitaire, politique, dialogues vifs, lyrisme affecté, phrases twittées…
Auteur de six ouvrages, le quadragénaire aime à convoquer les ténèbres. Ainsi Le Puits (Denoël, 2014) mettait en scène deux enfants abandonnés dans une fosse, au milieu d’une forêt. Un conte brut, noir, cru. Les enfants organisent leur survie, se nourrissant de vers, d’insectes, tout en préservant des aliments pour leur mère. Qui les aurait abandonnés ? Prélude à une guerre (Jacqueline Chambon, 2019) oppose deux hommes. Un brillant...

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