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Dossier Clément Rosset
Le Sujet singulier

mars 2022 | Le Matricule des Anges n°231 | par Jérôme Delclos

Clément Rosset laisse une œuvre foisonnante et plurielle. Trop souvent considéré comme un outsider, il reste à lire pour sa pensée décapante, mais aussi en tant qu’écrivain. Visite guidée avec Santiago Espinosa.

Traducteur en espagnol de Clément Rosset, de Hume, Cioran, La Mettrie, mais aussi d’écrivains comme Larbaud ou Pinget, philosophe dont le dernier titre, L’Objet de beauté (Encre marine), est paru en 2021, Santiago Espinosa, au titre de l’ayant droit de Rosset, veille sur sa mémoire et sur l’édition posthume de ses manuscrits déposés à la BNF.

Santiago Espinosa, vous venez d’éditer Les Matins de l’esprit de Clément Rosset, décédé en mars 2018. Vous aviez, en septembre 2017, livré Esquisse biographique qui rassemble sept entretiens avec Rosset. Pouvons-nous évoquer les circonstances dans lesquelles vous l’avez connu, et votre relation avec lui ?
J’ai rencontré Clément Rosset en mars 2007. Je venais de faire publier ma traduction en espagnol de L’Objet singulier et j’écrivais une thèse de philosophie sur l’inexpressivité musicale, thème sur lequel Rosset écrivit des pages remarquables. Je tenais alors à faire un entretien avec lui – que j’ai fait et enregistré mais n’ai jamais pu entendre, ayant immédiatement perdu l’appareil qui m’aurait permis de l’écouter ! – et lui demander de m’orienter un peu dans cette recherche (mon directeur de thèse brillant par son absence). Nous sommes devenus presque immédiatement amis, tant nous avions de points en commun, et notamment l’humour. Nous sommes restés très proches pendant une douzaine d’années. J’ai toutefois du mal à mettre un nom sur notre relation. Elle était d’abord amicale, mais la différence d’âge (40 ans) la rendait aussi filiale pour lui, paternelle pour moi ; nous avons voyagé ensemble et nous rendions souvent chez lui, à Majorque. Nous parlions beaucoup de philosophie, et je me chargeais de taper tous ses manuscrits pendant ces années, jusqu’au dernier (L’Endroit du paradis). Je lui ai même suggéré quelques idées, par exemple le thème de L’Invisible, ayant lu une page de Wittgenstein qui paraissait écrite par Rosset (il me cita alors une carte postale qu’il avait reçue de Cioran au sujet de je ne sais plus quel auteur ancien : « Mais il m’a plagié ! »). Je répondais à certains de ses courriers, et il m’est arrivé de rédiger un premier jet d’un article qu’on lui demandait, qu’il retouchait ensuite. J’étais un peu son secrétaire. Il lisait tout ce que j’écrivais, me faisait ses critiques, et il m’a beaucoup aidé quand je préparais l’agrégation. En bref, ce fut pour moi une perte immense et irréparable.

La philosophie, sa bibliothèque fréquentée en toute liberté, le singulier (« l’idiotie »), Majorque, la musique, l’humour… Il y a déjà beaucoup de Rosset dans ce portrait. Dans Route de nuit, les Écrits intimes (« Voir Minorque » par exemple, où le burlesque est omniprésent), Récit d’un noyé, on ne sait jamais si l’on est dans l’autobiographie, l’autofiction, ou dans la fable. Il y a aussi le cas « Didier Raymond ». Pour vous qui l’avait approché au plus près, Rosset a-t-il, dans une certaine mesure, construit sa légende ?
Rosset était un homme très...

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