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Le Matricule des Anges
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auteur Marie Ndiaye

A propos

Écrire, quoi d'autre ? Il y a vingt-cinq ans, avec une voix singulière, et sans concession, Marie Ndiaye s’est dédiée à la belle ambition d’exhumer l’indicible de chaque parcours de vie confronté au mal. Trois femmes puissantes enraye la fatalité et prolonge le chant de l’âme. Il est certaines choses dont on est sûr à propos de Marie Ndiaye. La première est, que, s’il n’en reste que quelques-un(e)s, elle sera de ceux-là, qui traversent les époques - sachant saisir notre condition humaine, ses rêves, ses forces, ses délicatesses et ses turpitudes, en vérité, par la grâce d’une langue unique. La seconde est que, vous narrer sa vie relève de la gageure, ou de l’indiscrétion, que l’on ne peut, face à sa retenue et ses sourires de pure plénitude, que se ranger à ce que semblent dire la maison aux murs colorés, la vision fugitive des deux garçons attablés devant un...
octobre 2009
Le Matricule des Anges n°107

Bibliographie

Romans et nouvelles
* Quant au riche avenir, Minuit, 1985 * Comédie classique, P.O.L, 1987 ; Folio 1988 * La femme changée en bûche, Minuit, 1989 * En famille, Minuit, 1991 ; « Double », 2007 * Un temps de saison, Minuit, 1994 ; « Double », 2004 * La Sorcière, Minuit, 1996 ; « Double », 2003 * La Naufragée, J.M.W. Turner, Flohic, 1999 * Rosie Carpe, Minuit, « Double », 2009 * Tous...
octobre 2009
Le Matricule des Anges n°107

La vie ordinaire selon Marie Ndiaye

Marie Ndiaye écrit des romans singuliers, étranges, étrangement familiers. On s’y transforme notamment en bûche, en escargot ou en oiseau. Rien que de plus normal, comme l’écrivain aimerait parfois nous le laisser penser. Entretien dilettante. Marie Ndiaye vit un peu à l’écart. Pour la rejoindre, prendre le train à la gare Saint-Lazare, descendre à Lisieux et se laisser conduire sur les riantes routes normandes jusqu’au village où dans une maison de la rue principale elle réside avec sa petite famille. Embrasser les enfants (se sentir légèrement idiot d’être venu les mains vides). Rejoindre Marie dans la cuisine. D’accord, on fait...
septembre 1996
Le Matricule des Anges n°17

Ouvrages chroniqués

Liste alphabétique des titres


La Vengeance m’appartient
de Marie Ndiaye
2021
Lmda N°219 Joie de cet hiver qui nous livre deux ouvrages haletants : un roman, La Vengeance m’appartient, et une pièce de théâtre, Royan. Au cœur de ces textes, trois figures féminines de control freaks poussées à bout. Qui n’a jamais rêvé que son conjoint meure, ou que disparaissent ses enfants chéris ? Marie NDiaye l’écrit à notre place. Sa Marlyne « avait voulu être une mère de famille de haut niveau, comme une athlète » tout en ayant conclu tacitement une « clause de nullité » avec son universitaire de mari, Gilles, Gilles Principaux. Marie NDiaye s’amuse, dès son titre, La Vengeance m’appartient....
Ravissements de Marie NDiaye
janvier 2021
Royan - professeure de français
de Marie Ndiaye
2020
Lmda N°219 Joie de cet hiver qui nous livre deux ouvrages haletants : un roman, La Vengeance m’appartient, et une pièce de théâtre, Royan. Au cœur de ces textes, trois figures féminines de control freaks poussées à bout. Qui n’a jamais rêvé que son conjoint meure, ou que disparaissent ses enfants chéris ? Marie NDiaye l’écrit à notre place. Sa Marlyne « avait voulu être une mère de famille de haut niveau, comme une athlète » tout en ayant conclu tacitement une « clause de nullité » avec son universitaire de mari, Gilles, Gilles Principaux. Marie NDiaye s’amuse, dès son titre, La Vengeance m’appartient....
Ravissements de Marie NDiaye
janvier 2021
La Cheffe, roman d’une cuisinière
de Marie Ndiaye
2016
Lmda N°177 À travers la vie imaginaire d’une cheffe cuisinière, la romancière esquisse un autoportrait en trompe-l’œil et nous livre son art poétique : presque pas de dessert et beaucoup de salé, de la ferveur, de l’énigme et une joie âpre. Joaillière, c’est l’un des métiers qu’aurait pu apprendre Marie NDiaye (ainsi aimait-elle à dire en entretien il y a quelques années), elle qui a si vite quitté les études pour se consacrer à son art, l’écriture. On l’imagine facilement en Précieuse du XXIe siècle, sertissant ses phrases, lentement, avec précise patience, tout en délicatesse – tout en cruauté, aussi. Avec La Cheffe, roman...
Marie Ndiaye par le menu
octobre 2016
Mon coeur à l’étroit
de Marie Ndiaye
2007
Lmda N°81 Dans ses romans, Marie NDiaye cherche à capter la part d’étrangeté qui gît au fond des vies en apparence tranquilles, toujours guettées par le dérèglement. Nouvelle variation avec « Mon cœur à l’étroit ». Certains d’entre nous consacrent une bonne part de leur énergie à se bâtir une vie enviable, désirable. Ils s’efforcent d’accéder à la reconnaissance professionnelle, de se parer de maints signes extérieurs de distinction sociale, ou de signes plus subtils encore parce que décelables par les seuls initiés, des options intellectuelles, voire spirituelles qui les élèvent au-dessus de la masse...
Face au tableau noir
mars 2007
Autoportrait en vert
de Marie Ndiaye
2005
Lmda N°59 Une fois de plus, Marie Ndiaye échappe aux genres fixés, à une fausse vérité trop hâtivement offerte. Elle nous entraîne sur un chemin qui lui est propre, et qu’elle semble frayer à mesure qu’elle écrit. Le titre, énigmatique, délimite ici un territoire littéraire : il ne s’agira pas d’une autobiographie mais d’un autoportrait « en vert » : indication picturale ? ou bien faut-il, avec quelque malice, entendre « au vert », le récit débutant en effet dans un village, quelque part au bord de la Garonne ? On croit savoir Marie Ndiaye peu portée aux confidences, rétive, même, presque muette, face...
Que sais-je ?
janvier 2005
Rien d’humain
de Marie Ndiaye
2004
Lmda N°55 Sollicitées par la Comédie de Valence, quatre femmes dramaturges proposent quatre variations dérangeantes autour de nos chers fantômes. Les fantômes errent dans les limbes attendant avant d’atteindre le repos. Les fantômes sont des intranquilles qui viennent nous houspiller avec leur besace pleine de tout ce qui n’est pas réglé. Les fantômes sont chez eux au théâtre où acteurs, metteurs en scène, auteurs ne cessent d’exposer, de parler, de se confronter avec ce qui ne doit pas être dit, ce qui ne doit pas être pensé, ce qui...
Nos intranquilles ombres
juillet 2004