éditions Baconnière
A propos
Passer les frontières
Maison généraliste (essai, roman, journal, poésie, document), La Baconnière s’affranchit des genres avec une boulimie gourmande et un esprit volontiers voyageur.
Pour Laurence Gudin, 38 ans, l’édition serait une vocation. « J’ai toujours aimé les seconds rôles. Ceux qui travaillent dans l’ombre. Et puis choisir, trier est une seconde nature. » Née à Genève, d’un père français et d’une mère vaudoise enseignants, elle suit un cursus de lettres modernes à Paris. Elle y rencontre Samuel Brussel, qui dirige les éditions Anatolia, et Vladimir Dimitrijevic, le fondateur de L’Âge d’homme. Deux rencontres décisives. Elle se passionne pour la littérature de la Mitteleuropa, « si tragique et si ironique ». Son mémoire porte sur le poète hongrois Attila...
Ouvrages chroniqués

Lettres d’Italie
de
Karel Capek
2019
Lmda N°209
Si d’aucuns ont écrit à propos de la haine de soi qui caractériserait certains juifs, il est sans doute une race plus encline encore à cette sorte de perverse auto-flagellation : celle des touristes. On les conspue en même temps qu’on est des leurs, on les maudit en même temps qu’on s’y ajoute – à New York, Angkor ou sur le Machu Picchu. La seule solution ? L’humour distancié, l’ironie...
Lettres d'Italie de Karel Capek
janvier 2020

Le Livre invisible / Journal invisible
de
Sergueï Dovlatov
2017
Lmda N°183
Dans un double journal aussi drôle qu’acerbe, Sergueï Dovlatov raconte les déboires et les apories de l’écrivain soviétique.
C’est avec inquiétude que je prends la plume », nous dit Dovlatov en commençant son « journal invisible » écrit à Leningrad en 1976, quelques années avant qu’il n’émigre à New York. Une ville où il décédera en 1990, non sans y avoir écrit auparavant un « livre invisible » qui complète ce volume ; non sans y avoir encore publié ses nouvelles dans le prestigieux New Yorker. Mais l’inquiétude,...
Entre l’esclavage et la liberté
mai 2017
La Lune bouge lentement mais elle traverse la ville
de
Corinne Desarzens
2020
Lmda N°216
Avec Corinne Desarzens, les voies du langage sont impénétrables et la magie des mots terriblement grande.
Les langues forment une magnifique forêt. Une forêt luxuriante, on ne peut pas le nier, mais certainement pas une forêt vierge : chacun y met les lèvres, même en période de pandémie et de masque obligatoire, et certains s’y essuient même les semelles. Ainsi de l’Académie française lorsqu’elle prend des oukases avec ses pantoufles d’éléphant – on se souvient de zharicots… Si les langues sont à...
Babel partout
septembre 2020




