éditions Noir sur Blanc
Ouvrages chroniqués

Théodoros
de
Mircea Cărtărescu
2024
Lmda N°257
Débondé comme un torrent, Théodoros relate le(s) histoire(s) d’un enfant qui veut devenir empereur. Une fresque riche en paysages, portraits, symboles et visions, un roman étourdissant.
Fruit d’une gestation de quarante années, Théodoros s’impose cet automne comme un livre hors norme dans le paysage de la rentrée littéraire. Pour le décrire, son auteur évoque un « pseudo-roman historique » doublé d’un « immense fantasme dans le vortex d’univers parallèles ». Ce qui n’éclaire que peu la nature réelle de cette fusée éclatante de mille couleurs. Un fantasme d’écrivain,...
Le livre de tous les possibles
octobre 2024
Tout ce que je sais du temps
de
Goran Petrovic
2019
Lmda N°208
Au fil de nouvelles empreintes de nostalgie, l’une des principales figures de la littérature serbe contemporaine arrête le temps.
Il arrive parfois que le critique, confondu, cesse de feindre : non, il n’est pas ce Pic de La Mirandole arpentant en propriétaire les couloirs tortueux de la Littérature et, le plus souvent, sa connaissance de l’auteur qui lui échoit se réduit à sa fiche Wikipédia ou bien au prière d’insérer de l’éditeur. Tout rougissant, on l’avouera donc : on n’avait jamais rien lu de Goran Petrović, ni...
Maître des horloges
novembre 2019

Le Tram de Noël
de
Giosuè Calaciura
2020
Lmda N°218
Tout comme Idiotie permit la découverte de Pierre Guyotat par le grand public, Borgo Vecchio a rendu le même ironique service à l’auteur de Malacarne et de Passes noires, premiers romans violents, transgressifs, et qui bousculaient la langue. Illustré par le peintre Gérard DuBois et placé sous l’autorité de Dickens, un conte de Noël lisible par tous confirme cette tendance de l’écrivain...
Le Tram de Noël de Giosuè Calaciura
novembre 2020

Trois cercueils blancs
de
Antonio Ungar
2013
Lmda N°143
Dans une farce cruelle, l’écrivain colombien Antonio Ungar démonte les rouages du pouvoir tout en insufflant à ses personnages un indéfectible espoir.
Il est de notoriété publique que la seule femme ponctuelle de la République du Miranda est madame la mort. » Lorsque le livre s’ouvre sur les élucubrations d’un personnage de seconde zone, l’imaginaire République du Miranda retient son souffle. À quelques mois de l’élection présidentielle, Pedro Akira, le leader du Mouvement Amarillo (« jaune ») et des partis de l’opposition, atteint à la...
Tristes sires
mai 2013
