RUBRIQUE Traduction
Les articles
Hadrien Chalard
À pleins poumons de Pedro Gunnlaugur Garcia
Pedro Gunnlaugur Garcia. Nul besoin d’être islandophone pour remarquer la singularité de ce nom, résultat d’une union entre deux cultures que rien, sinon un amour commun pour la morue salée, ne destinait à se télescoper. Le fruit d’un hasard malicieux qui n’aura pas manqué de déteindre sur le principal intéressé, dont la truculence méditerranéenne se marie à merveille avec le proverbial sarcasme nordique. Qu’elle soit consciente ou instinctive, la plume de Pedro semble comme dépendante de cette étonnante fusion. En me replongeant dans ma traduction d’À pleins poumons pour les besoins de...
Carole d’Yvoire
Solito de Javier Zamora
Javier Zamora, né en 1990, a neuf ans quand il quitte le Salvador clandestinement, tout seul, solito, pour rejoindre ses parents à Las Americas. Après avoir vécu et étudié aux États-Unis, il publie à vingt-sept ans, en anglais, sa première création consacrée à cette expérience radicale et fondatrice, un recueil de poésie intitulé Unaccompanied. Auréolée de nombreux prix, cette œuvre lui...
Sabine Porte
Le Polonais de J.M. Coetzee
Romancier, essayiste, traducteur, critique, linguiste, professeur, J.M. Coetzee poursuit dans ses œuvres un dialogue singulier avec les classiques, de Virgile à Defoe, Dostoïevski, Kafka, Musil ou encore Beckett. À la question « Qu’est-ce qu’un classique ? » posée dans une conférence donnée en 1991, Coetzee répond : « ce qui survit aux pires attaques de la barbarie, et qui survit parce que...
Marko Despot
Les Enfants de sainte Marguerite, de Ante Tomić
Août 2001, Jagodnja Gornja, village dalmate dévasté par la guerre, à huit kilomètres de la station balnéaire de Biograd, à mille lieues du monde. Mon épouse et moi venons rendre visite à son oncle qui a hérité de la maison familiale dans ce hameau aux toits détruits par l’armée pour empêcher le retour des habitants. Elle vient d’acheter le roman dont tout le monde parle, Miracle à la combe...
Marie Chuvin
L’Oiseau rouge, de Zitkála-Šá
Lorsqu’il m’a été proposé de traduire L’Oiseau rouge, un recueil de textes de Zitkála-Šá, mon premier mouvement a été d’accepter avec joie ; le second, de me demander si j’étais bien la personne idoine. Pensez-y : Zitkála-Šá est née en 1876 dans une réserve Yankton du Dakota où elle a coulé une enfance heureuse avant d’être attirée au « Pays des pommes rouges » des missionnaires et martyrisée...





