RUBRIQUE Traduction
Les articles
Ólöf Pétursdóttir
Dehors, c’est le printemps d’Ásta Sigurdardóttir
Traduire Ásta ? Oh que oui ! Une artiste hors des sentiers battus ; j’ai lu d’elle quelques textes quand j’étais adolescente ; une lecture dont le souvenir reste vif. Ces récits m’ont marquée par leur laconisme et leur candeur. Une lecture inoubliable et inédite. Ásta Sigurdardóttir (1930-1971) est à présent une figure emblématique de la jeune république islandaise, fondée en 1944. Après des siècles de colonisation danoise, le pays était occupé par les forces armées des alliés depuis 1940.
Encore un peu d’histoire : jadis, il y avait en Islande une tradition orale vivace. Cette oralité...
Marie Chuvin
L’Oiseau rouge, de Zitkála-Šá
Lorsqu’il m’a été proposé de traduire L’Oiseau rouge, un recueil de textes de Zitkála-Šá, mon premier mouvement a été d’accepter avec joie ; le second, de me demander si j’étais bien la personne idoine. Pensez-y : Zitkála-Šá est née en 1876 dans une réserve Yankton du Dakota où elle a coulé une enfance heureuse avant d’être attirée au « Pays des pommes rouges » des missionnaires et martyrisée...
Sophie Képès*
Les Garçons de la rue Pál, de Ferenc Molnár
Ferenc Molnár, dont le vrai nom était Neumann, est né à Budapest en 1878 dans une famille juive aisée. Ayant commencé sa carrière d’auteur à 20 ans, il produira une œuvre prolifique et mourra en 1952 à New York, où il a fui le nazisme, un 1er avril – sa dernière blague. Il a écrit des romans et des nouvelles, une quarantaine de pièces de théâtre et des scénarios de films. Son talent...
Barbora Faure*
La Vie après Kafka, de Magdaléna Platzová
Il arrive parfois qu’un auteur en quête d’éditeur s’adresse à un traducteur pour l’aider dans ces démarches. C’est exactement ce qui s’est passé pour moi, il y a quelques années déjà, avec Magdaléna Platzová. Au moment où elle a pris contact avec moi, je ne savais rien d’elle, son nom m’était tout à fait inconnu. Nous avons échangé une correspondance, puis elle m’a envoyé plusieurs de ses...
Carole Fily*
Un zèbre dans la guerre de Vladimir Vertlib
Comment traduire en français un roman allemand écrit par un Russe ? C’est toujours la question que je me pose avant de commencer un texte de Vladimir Vertlib1 ; j’ai encore dans l’oreille ces mots que m’avait glissés l’éditrice en me confiant la traduction de son premier roman : « Vertlib écrit en allemand, mais c’est avant tout un conteur russe. Alors écrivez du russe. » Si L’Étrange Mémoire...





