RUBRIQUE Traduction
Les articles
Ólöf Pétursdóttir
Dehors, c’est le printemps d’Ásta Sigurdardóttir
Traduire Ásta ? Oh que oui ! Une artiste hors des sentiers battus ; j’ai lu d’elle quelques textes quand j’étais adolescente ; une lecture dont le souvenir reste vif. Ces récits m’ont marquée par leur laconisme et leur candeur. Une lecture inoubliable et inédite. Ásta Sigurdardóttir (1930-1971) est à présent une figure emblématique de la jeune république islandaise, fondée en 1944. Après des siècles de colonisation danoise, le pays était occupé par les forces armées des alliés depuis 1940.
Encore un peu d’histoire : jadis, il y avait en Islande une tradition orale vivace. Cette oralité...
Grazyna Erhard*
Les Pérégrins d’Olga Tokarczuk
Fascinée par l’imagination foisonnante et l’univers si original d’Olga Tokarczuk, j’ai souhaité, après la traduction des Récits ultimes, me mesurer à son nouvel ouvrage, Les Pérégrins. Née en 1962, cette romancière et essayiste est plébiscitée tant par le public que par la critique, comme en témoignent les nombreux prix littéraires, dont celui du Meilleur Livre étranger pour son roman Dieu,...
Un livre
Le Livre de Dave
de
Will Self
Robert Davreu
Le Livre de Dave, de Will Self
Lors de la venue de Will Self au Guardian Book Club, après la parution outre-Manche de The Book of Dave, la question de la traduisibilité de ce roman fut la première à lui être posée par un lecteur, dont l’anglais était pourtant la langue maternelle. Celui-ci alla jusqu’à lui demander si certains de ses traducteurs ne s’étaient pas suicidés. « Parce que c’est ce que j’aurais fait »...
Vincent Broqua
Caroline Bergvall
Si on entend souvent que la poésie est intraduisible, que dire alors d’une poésie qui mêle plusieurs langues ? Le travail de Caroline Bergvall a toutes les qualités de l’œuvre intraduisible, celle dont on se dit par avance que sa substance poétique est impropre au passage dans une autre langue. Or rien n’est plus erroné et il faut l’expérience de la traduction collective pour en prendre la...
Barbara Fontaine
Chez les Bieresch, de Klaus Hoffer
Il ne fait pas bon être l’auteur d’un seul roman. C’est la meilleure façon pour un écrivain de se faire oublier. Ainsi en est-il de l’Autrichien Klaus Hoffer, né en 1942 à Graz, qui pourrait également figurer ici dans la rubrique « Les Egarés, Les Oubliés ». Moi-même, je n’en avais jamais entendu parler avant que l’éditeur du Passage du Nord-Ouest me propose de traduire son roman, Bei den...


