RUBRIQUE Traduction
Les articles
Ólöf Pétursdóttir
Dehors, c’est le printemps d’Ásta Sigurdardóttir
Traduire Ásta ? Oh que oui ! Une artiste hors des sentiers battus ; j’ai lu d’elle quelques textes quand j’étais adolescente ; une lecture dont le souvenir reste vif. Ces récits m’ont marquée par leur laconisme et leur candeur. Une lecture inoubliable et inédite. Ásta Sigurdardóttir (1930-1971) est à présent une figure emblématique de la jeune république islandaise, fondée en 1944. Après des siècles de colonisation danoise, le pays était occupé par les forces armées des alliés depuis 1940.
Encore un peu d’histoire : jadis, il y avait en Islande une tradition orale vivace. Cette oralité...
Elena Balzamo
La Correspondance, de Strindberg
La correspondance de Strindberg (1849-1912) a peu d’équivalents dans la littérature mondiale. Par son originalité, son ampleur, sa diversité, la richesse des thèmes abordés, c’est un des sommets incontestables du genre. Couvrant la période de 1858 à 1912, elle se compose de plus de 10 000 lettres, adressées à des centaines de personnes (Zola et Gauguin, Hamsun et Brandes, Nietzsche et Bernard...
Bernard Hoepffner
Gold Fools, de Gilbert Sorrentino (portrait d’un traducteur en cow-boy).
Que peut-il savoir, le traducteur, des vastes espaces du désert de Gila ? A-t-il même la moindre idée de ce qu’ils représentent pour les quelques personnages qui y vaquent (dans le désert, ou simplement dans les pages d’un roman ?) et qui ont toute l’apparence d’être des chercheurs d’or ? En trouveront-ils ou leur quête ne leur rapportera-t-elle que l’or des fous, la pierre qui fait long feu,...
Monique Baccelli
L’Ellipse et la spirale, de Paolo Buzzi
L’hiver dernier, à Florence, je fus très déçue de découvrir que la grande librairie Chiari, spécialisée en livres anciens, était remplacée (signe des temps) par une boutique Max Mara, ou Benetton, peu importe. Il restait fort heureusement une petite succursale de cette maison dans une rue proche de Santa Croce. En quête de chroniqueurs du XVIIIe siècle, mon attention fut attirée par tout...
Olivier Le Lay
Berlin Alexanderplatz, d’Alfred Döblin
J’ai ressenti pour la première fois l’impulsion de traduire Döblin à la toute fin des années 90, à Berlin, où je vivais à l’époque. Un ami musicien allemand m’a prêté sa très belle édition Riley de Berlin Alexanderplatz, je lui ai glissé le Rose poussière de Jean-Jacques Schuhl et le Tombeau de Pierre Guyotat, deux textes précieux pour moi. Tout de suite j’ai été frappé par la violence et la...

