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Entretiens Sanglante rédemption

novembre 2014 | Le Matricule des Anges n°158 | par Thierry Guichard

Le nouveau roman de Marc Biancarelli est un des plus beaux de la rentrée. Tendu et droit, il plonge le lecteur dans un climat de violence où se joue la rédemption de l’âme humaine. Impressionnant.

Il a cet accent qui traîne les dernières syllabes comme pour préparer la parole à sa propre fin. Un accent qui sur La Canebière à Marseille où l’écrivain participe au festival Les Littorales ne détonne guère. C’est celui de la Corse voisine. Marc Biancarelli a publié sur l’île de Beauté des poèmes, des romans (aux éditions Albiana), des chroniques et du théâtre, ainsi qu’une Histoire de la Corse. Il aura fallu attendre la traduction en français de Murtoriu chez Actes Sud, il y a deux ans pour que le continent découvre cet enseignant (de la langue corse), ami de Jérôme Ferrari, prix Goncourt l’an dernier, qui ne tarit pas d’éloge sur lui.
D’une tension extrême et parcouru par une langue d’une grande puissance d’évocation, le nouveau roman de Marc Biancarelli (écrit directement en français) nous plonge dans une Corse et une Toscane de Far West. Pour venger son frère affreusement mutilé par de sombres brigands, Vénérande engage un vieux tueur à gages : Ange Colomba appelé, en raison de sa cruauté, L’Infernu. Malade et alcoolique, le vieil animal va s’engager avec la jeune paysanne dans une quête qui ouvrira à nouveau, il le sait, les portes de l’Enfer qu’il a franchies à de nombreuses reprises. Chemin faisant, se dessine toute la geste des insoumis corses emmenés par Théodore Paoli qu’accompagna le jeune Ange jusqu’aux plus profonds des ténèbres, les brigandages, les pillages et les meurtres. Nous sommes au moment où l’Europe se débarrasse de Napoléon et où la cause Corse est perdue. Ange traversera les cercles de l’enfer (la référence à Dante est explicite), perdra son âme en ne sachant pas, comme ses pairs, renoncer à une violence que ne justifie plus aucun engagement politique. Violence de criminels sans foi que la langue de Biancarelli rend si bien qu’on en frémit. Les souvenirs meurtris de L’Infernu, mêle ainsi l’Histoire à la fiction qui nous tient haletants. Et renvoie des échos multiples vers notre présent, où la violence peine aussi à trouver sa justification dans des valeurs politiques, religieuses ou nationalistes.
La langue, sèche quand les mots doivent claquer dans l’extrême pauvreté de certains paysages, ne craint pas d’aller vers un lyrisme incarné, ancré dans une matérialité qui donne une épaisseur aux personnages, à leurs actes autant qu’au paysage sauvage que l’on traverse.
L’assassin et la jeune fille iront au bout de leur pacte et les dernières pages, sublimes, donnent au livre une dimension philosophique poignante qui peut faire penser au très beau Un dieu un animal de Jérôme Ferrari. Orphelins de Dieu, par sa sombre beauté, confirme le talent d’un écrivain dont on attend sans patience le prochain livre.

Marc Biancarelli, votre roman Orphelins de Dieu emprunte au genre du western, mais ne se déroule pas dans le Grand Ouest américain. Pourquoi avoir choisi d’aller vers le western pour écrire cette histoire ?
Parce que ça n’est pas à proprement parler un choix, mais une évidence pour moi...

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