La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine étranger L’amour jusqu’aux profondeurs de l’abîme

novembre 1992 | Le Matricule des Anges n°1 | par Jean-Guy Pécresse

Ses romans manquent d’unité de style et sont plus intéressants comme illustration de ses vues philosophiques que comme oeuvres littéraires ". Ce jugement de Czeslaw Milosz, s’adresse au fondateur de la littérature moderne en Pologne, Stanislas Przybyszewski. Les éditions José Corti proposent un roman de jeunesse de cet écrivain mort au début du siècle. De Profundis nous conte le dénouement d’un amour extraordinaire qui unit un frère et une soeur, corps et âme. Les inutiles chassés-croisés des deux personnages sont entrecoupés des crises de panique et de démence du frère qui abdique raison puis espoir, et des scènes de jalousie d’Agaï, sa soeur, qui, plus volontaire, mais non moins éprise, tente de refouler infructueusement ce sentiment où s’entremêlent désir sexuel, velléités platoniques et interdits moraux. Ils ne tireront aucun parti de leur amour qu’ils essaient d’éluder, l’un, par des pulsions autodestructrices, l’autre, par une ironie amère mêlée d’un feint mépris et après une scène d’adieu où ils se dévoilent leur incommensurable passion, le frère s’en ira, dans son ultime crise de folie, achever l’impossible et ratifier leur union.
Le style lapidaire, vif, d’une grande sobriété contraste avec la teneur du livre, frénétique, lourde de passion violente, inassouvie, de sentiments compacts. L’apostrophe, l’exclamation sont le plus souvent utilisées dans des phrases brèves, des dialogues purgés des convenances. L’atmosphère dramatique fait table rase de tout bavardage, chaque mot est pesé au trébuchet parce que le temps des personnages est compté. Ce livre n’est qu’un trait, dessiné dans le pur esprit de la tragédie antique.

De Profundis
Stanislas Przybyszewski
José Corti
111 pages 80 FF

L’amour jusqu’aux profondeurs de l’abîme Par Jean-Guy Pécresse
Le Matricule des Anges n°1 , novembre 1992.