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Dossier Antonio Tabucchi
Antonio Tabucchi : la quête d’un détective métaphysique

février 1994 | Le Matricule des Anges n°7 | par Thierry Guichard , Philippe Savary

Vingt ans après sa parution en Italie, voici Piazza d’Italia, le premier roman d’Antonio Tabucchi, prix Médicis étranger en 1987, écrivain sans frontières dont l’univers mêle étrangement rêve et réalité. Rencontre avec un ange noir, funambule halluciné et distingué de la littérature.

Une histoire étrange, celle d’un narrateur innommé parti en Inde chercher un autre homme qui n’était probablement que lui-même. Des nouvelles limpides qui jouent les funambules entre rêves et réalité. Antonio Tabucchi s’est fait connaître en France avec Nocturne indien (prix Médicis étranger), récit remarquablement adapté au cinéma par Alain Corneau, et avec Petits Malentendus sans importance ces nouvelles qui sont à l’œuvre de l’Italien ce que furent les cailloux blancs du Petit Poucet. Nocturne indien fait aujourd’hui partie de ces rares livres dont le bouche à oreille alimente le mythe, le genre de roman que l’on prête, sûr d’offrir un peu de soi. Depuis ses premières publications en français, Tabucchi n’a cessé de nous envoyer des signaux venus de l’autre côté des Alpes ou des Pyrénées, de Paris aussi.
A chaque parution le même plaisir, le même mystère qui s’ouvre avec le livre et qui reste, en fin de lecture, tout aussi mystérieux mais un peu plus familier. Comme si l’écrivain nous apprenait à voir en nous les parts d’ombre qui se sont constituées, les voir sans les percer, comme s’il fallait juste apprendre à les accepter.
L’univers romanesque d’Antonio Tabucchi est à l’image de celui de Xavier Janata Pinto, l’homme recherché dans Nocturne indien, un écrivain d’histoires « qui parlent de choses ratées, d’erreurs ». C’est dans l’errance que l’on se trouve, semble nous dire Antonio Tabucchi, ou plutôt c’est dans l’errance que l’on découvre son propre mystère. Les romans de Tabucchi ont cette qualité : ils offrent plusieurs lectures possibles.
Derrière son œuvre, Tabucchi s’est forgé une figure d’écrivain européen emblématique. Né à Pise en 1943, grand spécialiste de la littérature du vieux continent, traducteur italien de Pessoa, ancien directeur du centre culturel italien de Lisbonne de 1987 à 1990, l’homme semble n’agir que pour la littérature, cette littérature sur laquelle se fonde tout son travail.
L’enfance, le bel Italien la passe dans le village de Vecchiano, reflet dans la réalité du Borgo de Piazza d’Italia. Pays de tradition anarchiste, entre les montagnes où l’on se cache et la mer d’où l’on s’enfuit. « J’ai eu une enfance heureuse, j’étais l’unique garçon de la famille. Mon grand-père, un républicain antifasciste vendait des chevaux. Ma famille me destinait à devenir médecin ou avocat, mon désir c’était de voyager »
Dans les années 60 Tabucchi arrive en France, encouragé par son père (« Mon père était un ami pour moi, un complice ») qui le laisse voyager, étudier hors d’Italie, les cultures européennes. Incertain déjà, Tabucchi passe son temps dans les salles obscures du Quartier Latin à se nourrir de films surréalistes, dévorant tous les Bunuel, courant d’un petit boulot à l’autre, peu désireux finalement d’essuyer sur les bancs d’amphithéâtre ses jeans d’étudiant.
C’est ici, à Paris, qu’il découvre Diderot et Flaubert qu’il dit emporter partout avec lui. C’est ici, sur les quais de la...

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