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Entretiens Frédéric H. Fajardie : vive la littérature populaire

octobre 1994 | Le Matricule des Anges n°9 | par Christophe David

Ecrivain de romans noirs et de politique-fictions, Frédéric H. Fajardie est un visionnaire, franc-tireur à la plume ancrée dans le réel. Retour aujourd’hui du commissaire Padovani dans la France de Balladur.

Patte de velours

Articuler écriture et politique, pour Fajardie, c’est militer aussi pour une littérature populaire. Son communisme n’est pas théorique. Le Capital est toujours dans sa bibliothèque, mais il tient à souligner que le chapitre I du Livre I est… le meilleur. Patte de velours, son dernier roman, c’est le retour du commissaire Padovani, sa première enquête après dix ans de placard. Pado n’a pas changé. Il continue à « subvertir la police de l’intérieur afin de « servir le peuple » ». Et comme on le lui fait remarquer : « certaines réinsertions sont problématiques, complexes, atypiques… ». Son équipe « un peu marginale qui fêtait ses succès dans des restaurants arabes en buvant de la vodka et en braillant L’Internationale » ne faisait pas, malgré ses succès, l’unanimité dans ce « milieu sans surprise, conventionnel et réactionnaire » qu’est la Police. Avec le retour de Padovani, Hautes-Etudes et Primerose, « cette boîte qui a perdu tous ses flics gauchisants, tous ses fantaisistes, ses dilettantes » va revivre et sauver la République de… l’impérialisme américain- « parce que nous croyons en certaines valeurs, c’est aussi con que ça ». Où l’on s’aperçoit que Padovani tient plus de Fajardie que… Madame Bovary de Flaubert.

Vous avez publié votre premier roman en 1979, c’était Tueur de flics…
Oui. Je l’ai écrit en 1975. Je l’ai donné à des copains dont la boîte était en difficulté (NDLR : les éditions Phot’œil dont la collection Sanguine a été l’un des haut lieux de ce qu’on a appelé le néo-polar). Je l’ai relu quand il est ressorti à La Table ronde. C’est un livre qui a maintenant une vingtaine d’années, je l’ai écrit en 1975, eh bien, il est encore lisible. Je l’avais écrit avec le même sérieux que l’on peut mettre dans un roman de littérature dite blanche.
Quand j’étais jeune, le poète Charles Vildrac, un ami de résistance de mon père m’avait dit que j’avais une patte. Et l’important c’est ça, c’est d’avoir un style. J’ai commencé à écrire en 1965 et je n’ai été publié qu’en 1979. Ça a pris du temps. J’ai eu un papier dans Le Matin signé Jean-Paul Kaufmann, le lendemain un autre dans Libé qui ne veut jamais être en retard d’une nouveauté et c’était parti…
Vous n’avez pas écrit que des polars. Comment vous définissez-vous ?
Ce que je fais, c’est de la littérature populaire. La culture populaire, c’est la culture qui reste. L’Illiade et L’Odyssée, ce n’est pas Homère qui en est l’auteur. Ce sont tous ceux qui ont raconté l’histoire, tous ceux qui l’ont construite et lui ont donné sa forme en la racontant. C’est cette culture qui m’intéresse. Pas l’autre. L’élitisme mène à la déculturation et la déculturation au fascisme. Dans Charlie Hebdo, où je fais de la critique littéraire, deux fois par mois, je chronique souvent des poches. Ça me paraît important.
Un jour, je faisais mes courses dans une grande surface vers la porte d’Ivry. Une femme avait deux de mes livres en main. Je l’observais. Elle hésitait...

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