La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine français Hélène et les blattes

février 1996 | Le Matricule des Anges n°15 | par Christophe David

Nadine Mouque, c’est l’histoire de Paul, la quarantaine, largué. Il vit avec sa mère, cité des Blattes, dans une quintessence de banlieue d’où l’on voit la tour Eiffel mais dont les habitants sont si différents qu’« ils devraient demander leur indépendance ». Le mépris dans lequel se tient Paul et celui que les autres ne manquent pas de lui témoigner le maintiennent dans une solitude sans retour. Un jour, le hasard bouleverse par deux fois cette vie qui n’en est pas une : une balle perdue tue sa mère et un accident de moto précipite Hélène -eh oui, celle du feuilleton !- dans une benne à ordures de la cité des Blattes (sic) où Paul la trouvera avant de lui offrir l’hospitalité.
Mais comme s’il ne lui suffisait pas de salir Hélène, la pureté même, Prudon fera tuer par son anti-héros l’un des amants d’Hélène, un certain Zarkoski, ministre de la Communication, « une sorte de nain fluet tiré à quatre épingles, à la peau cireuse et aux cheveux noirs » qui n’a « pas quarante ans, toute la vie devant lui, des honneurs, des responsabilités, le pouvoir ». La façon qu’a Prudon de traiter les idoles de notre jeunesse et les espoirs de notre nation (Zarkoski « a encore beaucoup de choses à faire pour le pays, le redressement national n’est qu’amorcé, les chômeurs attendent, les riches comprendront ») ne suffirait pas, même si finalement elle y contribue, à faire de Nadine Mouque un roman aussi possédé s’il n’y avait ce ton et cette écriture qui, aux yeux de Manchette, faisaient carrément de Prudon une « exception » : « Toutes les réussites que la presse attribue à des incapables, ou à toute autre espècee de débutants maladroits, Prudon les possède et les atteint réellement. Bref la furia avec la maestria, c’est assez notable. J’ai de la considération pour cette homme car il œuvre avec passion et capacité ».
Le retour de Prudon après plus de dix ans de silence est l’occasion de relire Mardi-gris et surtout l’incroyable Tarzan Malade (publié d’abord aux éditions des autres en 1979 et repris chez Jean-Luc Lesfargues en 1983).

Nadine Mouque
Hervé Prudon

Gallimard, Série noire
156 pages, 34 FF

Hélène et les blattes Par Christophe David
Le Matricule des Anges n°15 , février 1996.
LMDA PDF n°15
4.00 €