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Entretiens Hervé Prudon : les héros n’existent pas

décembre 1996 | Le Matricule des Anges n°18 | par Alex Besnainou

Après une interruption de quelques années, Hervé Prudon revient dans le polar avec la par de Nadine Mouque quelques mois. Depuis ses romans noirs s’enchaînent à un rythme soutenu. Redéfinon du polar.

Vinyle rondelle ne fait pas le Printemps

Quarzazate et mourir

Ses deux petits derniers, Vinyle Rondelle ne fait pas le Printemps à la Série noire et Ouarzazate et mourir aux éditions Baleine dans la série Le Poulpe sont sortis quasi-simultanément. À leur lecture, on peut se demander si Hervé Prudon est vraiment un auteur de polar. Il est inutile de chercher une intrigue ni une chute dans ses livres. Il écrit en « désespéranto » d’étranges histoires qui n’en sont pas où flotte une curieuse sensation paradoxale d’irréalité et de vérité profonde. Jouant sur les sonorités des mots, sur les digressions philosophiques, il se situe délibérément en marge de la normalité du roman policier. Tour à tour nègre, dépressif, alcoolique, sobre, journaliste et maintenant père de famille cocooneur, Hervé Prudon reprend à son compte la phrase de Léonard Cohen : « Les gens attendent la pluie, moi je sais que je suis déjà trempé ». À partir de là, tout lui est permis, même d’écrire formidablement bien.

Vous avez publié Ouarzazate et mourir dans la série Le Poulpe dont Jean-Bernard Pouy est l’instigateur, et on est frappé à la lecture de votre contribution par la différence d’atmosphère et d’écriture avec les autres romans de la série.
Je ne sais quoi penser du Poulpe. Quand Pouy a lu mon manuscrit, il m’a traité de tueur de Poulpe, mais je l’avais prévenu, il savait à quoi s’en tenir. Je trouvais que les quinze autres qui étaient passés avant moi étaient extrêmement révérencieux. On ne voyait qu’une tête. On tombe dans le S.A.S. et qu’il soit de gauche ou de droite n’a presque plus d’importance. Ce qu’il y a d’intéressant dans ce concept de même personnage repris par plusieurs auteurs, c’est qu’on peut en faire n’importe quoi. Moi, je l’ai descendu de l’intérieur. On ne trouve jamais de héros dans le polar. S’il y en avait dans la rue, on peut se dire que ça existe, que c’est réaliste. J’ai déjà un style suffisamment irréaliste pour que le reste soit à peu près plausible. Le personnage du héros pour moi ne l’est pas du tout. Depuis Mai 68, à part Manchette, on n’a affaire qu’à des justiciers de gauche qui font régner une sorte d’ordre moral de gauche. C’est se faire plaisir à bon compte.

Ce n’est pas nouveau cette conception pour vous du polar, déjà dans Tarzan Malade, qui a plus de quinze ans, on trouve la phrase suivante : « Les vrais héros sont dans d’autres polars, moins ringards. »
Je préfère ce qui est pékin moyen, victime. Mon Poulpe à moi est plus sympathique, il y a une sorte de remise en question, il est sur la bonne voie, on pourrait dire. Il faut dire aussi que le polar n’est pas ma tasse de thé non plus. J’y suis revenu par hasard. J’ai travaillé à Épinay-sur-Seine, ça m’a amené à redécouvrir la banlieue que j’avais quittée depuis vingt ans et le changement radical m’a sauté à la figure. J’ai eu envie d’écrire quelque chose de sérieux là-dessus, et puis, je me suis dit que ça ne serait pas honnête, je ne connais pas les blacks, les Maghrébins, les Turcs, les flics, les...

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