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Entretiens Les grandes largeurs d’un fabuliste fantaisiste

mars 1997 | Le Matricule des Anges n°19 | par Éric Dussert , Eric Naulleau

Inquisiteur discret, Pierre Bettencourt vit en marge du milieu littéraire. Entretien avec le plus célèbre imprimeur-éditeur-peintre- écrivain de Stigny.

Pierre Bettencourt reste fidèle même à ses petites légendes.Conformément à un usage que l’on dit immuable, le personnage met un point d’honneur à attendre ses visiteurs d’un jour sur le pas de sa porte.Visage émacié et regard aigu, canne à la main mais sveltesse presque adolescente. En songeant à cette scène d’ouverture, on comprend qu’il s’agissait d’une allégorie intitulée :Le Jeune Homme et la mort.

Votre bibliographie et votre biographie sont à peine moins fantastiques que certains de vos récits. On rapporte ainsi qu’en imprimant vos propre livres il vous arrivait d’y inclure des éléments aussi divers qu’un billet de banque ou une goutte de sang. Est-ce vrai ?
Dans un de mes premiers livres, « écrit par un prince persan de passage à Paris », se trouvait effectivement inséré un authentique billet de la Banque de France sur le filigrane duquel était imprimé d’un côté : « Voici des fruits, des feuilles, des fleurs et des branches » et de l’autre côté : « Et voici mon cœur qui ne bat que pour vous ». La Banque de France locale -c’était en Normandie- a trouvé bon que je lui restitue ces billets. Je les ai donc rendus puis, à l’occasion d’un voyage à Paris, je m’en suis procuré une liasse neuve.
Et la goutte de sang ?
C’était dans L’Homme dispose, un livre d’amour… Peut-être la goutte de sang était-elle métaphorique, je ne me souviens pas. On m’a parfois reproché un goût excessif pour l’humour et la mystification. À la réflexion, il se pourrait bien que certains exemplaires aient contenu une véritable goutte de sang.
Vous aviez une conception très personnelle des achevés d’imprimer. Non vous ne m’aurez pas vivant mentionne : « Cet ouvrage a été tiré à 110 exemplaires (dont 25 parfumés) numérotés (…) Les personnes qui auront les numéros 26, 48, 69 et 109 mourront dans l’année. »
Il s’agissait déjà de fables, un mode d’expression qui m’a toujours été très précieux et que j’ai exploité le plus continûment au long de ma vie. J’ai même pu continuer à les imprimer pendant tout le temps où les Allemands occupaient la maison de mon père en Normandie. Elles ont été reprises par les éditions Lettres vives et c’est sans doute l’un de mes livres qui a connu le plus de succès, même si les tirages restent modestes. Quant à l’achevé d’imprimer, c’était bien sûr une plaisanterie et, à ma connaissance, aucun des acheteurs de mon livre n’a décédé dans l’année. Du moins, je n’ai jamais reçu aucune nouvelle d’eux, ce qui, en y réfléchissant, pourrait ne pas être si bon signe que cela.
Vous avez parcouru la planète dans tous les sens et, pourtant, tous vos récits de voyage sont imaginaires. Vous n’avez pas trouvé la réalité à la hauteur de l’imagination ?
Bien au contraire. J’ai par exemple séjourné chez les Big Nambas aux Nouvelles-Hébrides. Je suis parti avec un guide depuis un village de la côte vers les collines et je me suis retrouvé au milieu de femmes vêtues de longues robes en fibre de coco...

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