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Entretiens Le rituel de Jouanneau

janvier 1998 | Le Matricule des Anges n°22 | par Thierry Guichard

Metteur en scène et écrivain, Joël Jouanneau s’est emparé de la pièce de Serena avec la certitude de monter là un texte essentiel.

Il n’est pas surprenant que Joël Jouanneau ait voulu mettre Rimmel en scène. Dans le numéro 42 de la revue Limelight, il rapprochait L’Idiot de Dostoievski de L’Institut Benjamenta de Walser, deux pièces qu’il monta. Quels rapports entre elles ?Deux scènes identiques qui voient deux hommes (Rogojine et Mychkine dans L’Idiot) bavarder auprès du cadavre d’une morte.Dans Rimmel, nous assistons à une reconstitution d’une scène dont la victime, le sujet, est, encore, une femme absente.Similitude des scènes.
Ancien reporter au Moyen-Orient, Joël Jouanneau surprend pas sa gentillesse, son infinie douceur, cette attention portée aux comédiens. Loin de l’image du metteur en scène tyrannique, il semble accompagner ses acteurs plus qu’il ne les dirige.Il les aide à trouver leur voie, il ne la leur impose pas.

Joël Jouanneau, comment avez-vous pris connaissance de Rimmel ?
Le manuscrit m’est arrivé par le biais de Jean-Louis Martinelli (Directeur du T.N.S., ndlr) qui avait commandé le texte à Jacques Serena. Jean-Louis savait que j’avais lu les trois précédents romans de Serena qui, pour moi, est un auteur important. Il voulait avoir mon avis sur Rimmel. Je l’ai lu. J’ai pleuré, je n’ai pas su pourquoi. Je n’ai pas tout de suite vu la portée de la pièce. J’ai téléphoné à Jacques pour lui demander si je pouvais monter ce texte. Ensuite j’ai appelé Jean-Louis Martinelli pour lui demander de me céder la pièce. Non seulement il a accepté de me laisser les droits mais en plus il a voulu que le T.N.S. la produise.
Les personnages de Rimmel ne font rien, ils ne finissent même pas la plupart de leurs phrases. Est-ce que ça n’a pas été difficile à théâtraliser ?
Ce que je trouve formidable dans l’écriture de ces phrases, c’est que Serena les coupe en y mettant un point final. Ce sont des phrases qui sont véritablement terminées. On n’a pas besoin de connaître la fin. C’est un formidable enjeu pour les comédiens. Ça entraîne une rythmique saccadée, violente.
J’ai appelé Jacques sous l’ordre d’une intuition. J’avais l’impression que cette pièce était une gangue, une boue, une obscurité écrite que le théâtre pouvait éclairer. Ce qui m’a surpris c’est comment le texte a résisté au travail de la scène. Nous n’avons rien coupé. Le texte est entièrement théâtral et entièrement oral. Il a une structure infernale. Il se trouve que j’ai travaillé sur Godot et Fin de partie. J’ai l’impression que Roger Blin a eu le même sentiment en travaillant sur Godot que moi sur Rimmel. Le texte est plus fort que nous. On se dit, au départ : « on va l’arranger », mais non ; le texte est plus fort que nous. Et, je crois, plus fort que Jacques lui-même.
Oralité, soit. Mais le théâtre c’est aussi une mise en scène. Comment avez-vous construit le jeu scénique ?
La mise en espace s’est articulée autour d’un travail sur un lieu. Un espace vide. Qui raconte déjà quelque chose. Ici, à Théâtre ouvert, c’était une ancienne boîte de nuit....

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