La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Entretiens Le sorcier de Venabren

janvier 1999 | Le Matricule des Anges n°25 | par Dominique Aussenac

Les livres -il en propose deux ces temps-ci- ont du mal à contenir Julien Blaine : une carcasse, une voix, une manière d’éructer, d’occuper l’espace, une volonté de changement.

Gloria Mundi

Petit dictionnaire portatif n° 13

Humilié, mais pas désespéré : ainsi se présente l’ouragan Blaine. Humilié par l’injustice du monde, la confiscation des cultures au nom d’un ordre mondial qu’il accuse d’être à la solde de l’administration américaine. Humilié par la place laissée au poète, le dernier des nègres, ce sorcier nomade et protéiforme, né en 1942 à Rognac près de l’étang de Berre, chamanise près de là en son antre de Ventabren, jongle avec les mythes, l’espace et le temps. Lui qui affirme vouloir retrouver des secrets, mais garder le mystère, a du mal à contenir le monde. Les mots débordent Julien Blaine, envahissent l’espace, se mêlent à des sculptures, copulent avec des poupées Hopis, s’intégrent à des performances vidéos, deviennent expositions, revues, réappropriation d’espaces, avant-garde, révolution mondiale, secousses telluriques, explosions cosmiques… Julien Blaine, un doux rêveur ? Non, un humain pugnace, fraternel, un fondateur de multiples revues dont Dock(s), un ex-adjoint au maire de Marseille qui a redonné les friches industrielles aux marges…

Julien Blaine, vous avez inventé de nombreux hétéronymes. Christian Poitevin, né en 1942, Jules Van (l’artiste du boycott, du sabotage et du vol) né en 1970, Tahar Ben Kempta (traducteur de poèmes persans), Louis Desravines (auteur d’histoires fantastiques), John Jonathan Handgee (auteur de romans policiers), Alias Viart (metteur en scène de fragments de vie). Qui êtes-vous ?
Un poète. Ce qui fait le poète, c’est le pouvoir de changer de vie, de style et d’être ce qu’il doit être. Ne pas se contenter d’être dans les livres, chose importante, mais très résiduelle. Il doit vivre et montrer la vie. En cette fin de millénaire, les gens oublient de vivre. On entre dans des barbaries, des ordres mondiaux. La vie devient secondaire parce qu’on est confronté au malheur, à la terreur. J’ai 56 ans, la peau du poète est celle qui me convient le plus. J’ai laissé toutes les autres comme un serpent au bord de la route. J’essaye simplement de travailler pour ce peuple au futur, pour lui dire : « Ne te laisse pas refaire le coup que nous a déjà fait l’Inquisition catholique qui a tué tout ce qui était différent au nom de la sorcellerie, de péchés mortels édictés par des papes dont le plus célèbre s’appelait évidemment Innocent VIII ! » En cette fin de millénaire, on nous refait le même coup, au nom de l’administration américaine, c’est la même barbarie, la même confiscation des cultures, le même anéantissement de la différence. Alors, qu’on n’oublie pas de vivre !
La poésie pour quoi ?
Il n’y a pas d’inutilité plus essentielle que celle de la poésie. Qu’est-ce que je peux faire pour transformer le monde ? Devenir un grand joueur de football ? Le football, c’est formidable, mais je sais qu’à la fin du match, cette humanité présente n’aura pas changé. Le poète dit : « Je suis inutile, tout ce que je fais est parfaitement inutile, mais écoutez seulement un peu ce que je dis » et c’est ça qui va...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA PDF n°25
4.00 €