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Dossier Jørn Riel
Un Esquimau à Paris

août 1999 | Le Matricule des Anges n°27 | par Eric Naulleau

Dans un monde déboussolé, Jørn Riel n’a de cesse d’indiquer le grand Nord.De ces gens de là-haut, dont l’imagination est une source chaude inépuisable, l’écrivain s’est forgé une philosophie de l’existence emplie d’une absolue sérénité. Du Groenland à la Malaisie, le pôle-trotter danois insuffle à la vie une éblouissante et fraternelle vitalité.

Difficile d’imaginer Jørn Riel au cœur du cinquième arrondissement, quartier de Paris des plus tempérés, quand on se le représente plus volontiers occupé à dépecer un phoque sur la banquise ou ajuster un étui pénien dans quelque forêt de Nouvelle-Guinée. Et pourtant l’homme est bien là, dans le salon d’Ines Jorgensen, l’une de ses traductrices. Celle-ci est absente et nul n’ignore que les Anges ne parlent pas le danois. L’entretien n’aura donc pas lieu en partie dans le magnifique idiome des films de Carl Theodor Dreyer (« une langue classique, d’une grande pureté », renchérit notre hôte), mais en anglais. Jørn Riel annonce presque soixante-dix ans et en paraît facilement une quinzaine de moins. Les traits apaisés d’un sage, une voix très douce qui s’abaisse parfois jusqu’au ton de la confidence, et pas l’ombre d’une lassitude de la part d’un écrivain auquel on a déjà bien souvent demandé de raconter sa vie et qui vient en outre d’effectuer une longue tournée à travers toute la France (« Je prends demain un avion pour le Danemark, et de là direction notre ferme en Suède. Nous ne retournerons à Kuala Lumpur qu’en septembre. ») Une sérénité communicative. Conviction de se trouver en présence de l’un de ces rares êtres qui ont trouvé leur place définitive sur terre et « cessé de se désirer ailleurs » pour reprendre l’heureuse formule de Gérard Legrand à propos d’André Breton et Saint Cirq Lapopie. Il est des adjectifs galvaudés qui trouvent un regain de vigueur au contact de certaines personnes : celui qui s’affaire présentement pour offrir une bière (danoise) à ses visiteurs du jour est tout simplement un homme libre.

Que vous ont enseigné les seize années passées au Groenland ?
En premier lieu à vivre de la manière dont je voulais vivre. J’ai beaucoup appris du mode de vie des Esquimaux. Il m’a fallu « survivre », non seulement en essayant de ne pas mourir de faim ou de froid, mais aussi survivre mentalement. Ce que j’ai appris là-haut est ce que les Français appellent la « tranquillité » et je me suis efforcé par la suite de ne jamais oublier cette leçon et même d’en faire une règle de vie.

Est-ce qu’il est nécessaire de vivre seize années dans le grand Nord pour apprendre la sérénité ?
Généralement non. Mais je suis sans doute un peu lent à la détente.


Votre œuvre est organisée en différents cycles. La trilogie de La Maison de mes pères, celle du Chant pour celui qui désire vivre et bien entendu la série des Racontars. Comment s’organise le passage entre ces livres d’inspiration très différente ?
Je passe sans problème d’un cycle à l’autre. Lorsque j’ai écrit plusieurs racontars à la suite, il me vient alors une soudaine envie de sérieux et je passe à autre chose. Vous ne connaissez d’ailleurs en France qu’un aspect de mon travail, puisque la majorité de la quarantaine des livres que j’ai écrits ne se situe en réalité pas au Groenland. Certains ont pour cadre des pays très éloignés...

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