La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Poésie Toute première fois

août 1999 | Le Matricule des Anges n°27 | par Emmanuel Laugier

La Forêt de Porphyre

En dehors d’un premier recueil de poèmes très confidentiel, on peut considérer La Forêt de Porphyre comme le premier livre de cette jeune poétesse, pensionnaire de la Villa Médicis il y a peu, et dont le nom a parcouru régulièrement les sommaires des revues Po&sie, Java ou Nioques. Issus de projets de performances réalisables, dans le droit fil de ce que l’on peut appeler, avec Christian Prigent, « la voix de l’écrit », les 94 textes qui ponctuent le chemin forestier de Cécile Mainardi ont ceci de particulier qu’ils entendent déployer toutes les règles, réflexions, et autres notations depuis et sur des « textes-faits-pour-n’être-lus-qu’une-seule-fois ». L’amorce est assez simple, directe, et semble dessiner tout le tour rhétorique du livre : « J’attaque l’ensemble des textes-faits-pour-n’être-lus-qu’une-seule-fois. Les textes-faits-pour-n’être-lus-qu’une-seule-fois ne se différencient pas objectivement des autres, juste ils saignent continûment dans leur calice létal, et donnent l’impression à celui qui les compose (…) qu’il ne doit pas se tromper, ne rien raturer, écrire d’un premier jet impeccable ». On apprend ainsi que le tour de force n’est pas seulement de lire mais d’écrire dans la contrainte d’une lecture exclusivement unique, c’est-à-dire d’écrire comme on lirait une et une seule fois, « d’un jet » jaculatoire, et de laisser sa trace en risquant à chaque coup le fiasco total. Travaillant ainsi au façonnage méthodique d’une explication de texte pas comme les autres, les textes-faits-pour-n’être-lus-qu’une-seule-fois complexifient leurs étendues à mesure. En dehors de la partie centrale du livre, où la charge de signes typographiques vient casser l’intensité, la finesse et la sensualité de la phrase, La Forêt de Porphyre trouve vraiment son équilibre entre l’exercice textuel et une physique amoureuse des mots, soit son rythme : "C’est encore d’ici, de ces lignes terriblement à découvert, à-ne-lire-qu’une-seule-fois, que vous m’entendrez le plus en temps réel (…) que

La Forêt de Porphyre
Cécile Mainardi

Ulysse fin de siècle
94 pages, 100 FF

Toute première fois Par Emmanuel Laugier
Le Matricule des Anges n°27 , août 1999.
LMDA papier n°27
6,00 €
LMDA PDF n°27
4,00 €