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Entretiens Bhattacharya entrouvre la chambre

août 1999 | Le Matricule des Anges n°27 | par Marc Blanchet , Nadia Chevalerias

Découvert en France par Henri Michaux, le poète bengali Lokenath Bhattacharya a construit une œuvre d’une violence charnelle rare. Rencontre avec un homme modeste en perpétuel dialogue avec ses lecteurs.

Où vont les fleuves

La Couleur de ma mort

Une rencontre en amène une autre. Au printemps 1997, Lokenath Bhattacharya a répondu à un groupe de lecteurs d’Arles sur son écriture. L’éditeur Christian Le Mellec (Le Bois d’Orion) passait par là, et a choisi de rassembler les neuf questions auxquelles le poète bengali vivant en France avait répondu par écrit. Un livre est né, Où vont les fleuves, complété par trois poèmes inédits qui permettent « d’illustrer » idéalement la pensée, ou, plus exactement, les visions de cet auteur encore peu connu des lecteurs français mais qui, pour ces curieux que sont les amateurs de poésie, représente une valeur sûre depuis ses premières publications en France à la fin des années soixante-dix.
Touchés par sa justesse de ton, l’humilité de ses réponses à des lecteurs très analytiques, nous avons rencontré ce poète bengali. La publication simultanée de La Couleur de ma mort (Fata Morgana), peu après La Danse de minuit, une fiction aux éditions Le Rocher, ont attiré un peu plus l’attention sur une œuvre patiemment construite au cours des ans. Depuis Pages sur la chambre (1976), plusieurs recueils ont paru, autant de variations sur des thèmes faits de sensations, d’attente et d’impossibilité. Sensations à l’approche de l’aimée, auprès des objets et des êtres, attente d’une réponse, d’une entente avec une réalité insaisissable, impossibilité à comprendre cette dernière, à avoir des prétentions quant à la connaissance effective de l’homme et à la maîtrise de son destin.
Bhattacharya livre -dans des textes qu’on a paradoxalement du mal à appeler poèmes en prose (leur durée excède le format habituel du genre)- ses combats avec la matière, les lieux, invente par le biais d’une narration souvent à la première personne un univers violent et craintif, d’une ferveur inébranlable mais où la marche y est toujours incertaine. Un univers qui lui fait dire qu’il est « le cousin bengali d’Henri Michaux ». Une vérité vraie puisque l’auteur de Connaissance par les gouffres a permis sa première publication en France. « Je lui dois tout », ajoute Lokenath Bhattacharya qui a reçu en mars dernier, avec la même modestie, le prix France Culture.
Rencontré à Paris, où il vit depuis un peu plus d’une dizaine d’années, Bhattacharya ne parle pas avec aisance de son œuvre. S’il aime échanger, discuter, savoir d’où viennent ses interlocuteurs, s’il raconte son existence sans hésitation, il est repris par le silence qui hante ses livres quand il s’agit d’évoquer l’écriture et les choses surgies à travers elle. Surtout, il est semblable à ce narrateur qui dans ses livres se garde bien devant les étranges manifestations du monde qui lui adviennent de rationaliser ou de nommer. Dans un français aux beaux « r » roulés, le poète bengali ne s’avère guère en tout cas dans l’oralité différent de sa langue écrite : direct, simple, émerveillé.

Pour mieux vous découvrir, on a bien sûr envie de vous demander vos origines.
Je suis natif du Bengale, de l’Inde....

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