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Entretiens Voici les hommes

septembre 2000 | Le Matricule des Anges n°32 | par Thierry Guichard

Le désir est le maître mot de l’œuvre de Camille Laurens. Mais si la narratrice de son nouveau roman évoque son désir des hommes, c’est l’inassouvie nécessité de rencontrer l’autre, l’inconnu, qui habite ces pages.

Dans ces bras-là

C’est du bonheur quand la langue ouvre dans l’espace qu’elle explore des fenêtres inattendues. Après une tétralogie (Index, Romance, Les Travaux d’Hercule et L’Avenir) qui interrogeait l’identité et un récit autobiographique sur la mort de son fils (Philippe), Camille Laurens nous avait donné l’an dernier, Quelques-uns où elle reprenait la phrase de Beckett, « les mots ont été mes seules amours, quelques-uns. » Aujourd’hui, retour au roman, avec Dans ces bras-là, un « livre sur les hommes, sur l’amour des hommes (…) les hommes en particulier, quelques-uns ». La narratrice, avant de se rendre chez son éditeur pour lui proposer ce livre-là, croise la silhouette d’un homme qu’elle décide de séduire. Ce sera Abel Weil (le psychanalyste de la tétralogie) et elle choisit de le séduire en lui racontant, séance après séance, toute la vérité sur elle. Et dévoile donc cette nature fougueuse que le protestantisme familial, probablement, masque si bien. Elle aime les hommes comme, d’autres, en d’autres temps, aimèrent les dieux. Si la narratrice romancière déteste montrer « sa folie » à son éditeur, c’est bien cette même folie qu’elle souhaite révéler à son futur (expère-t-elle) amant. Écrivant sur les hommes, elle donne beaucoup à lire sur les femmes, sur cette différence qui forme comme une cicatrise à jamais ouverte. D’un désir à l’autre, seule la foi permettrait de croire en la possibilité d’une rencontre véritable. Les hommes sont décevants (certains portraits sont si cruels qu’ils en procurent un plaisir presque physique) mais ils le sont d’autant plus qu’il paraît vain de vouloir les pénétrer, s’en faire pénétrer. L’homme et la femme sont à jamais séparés comme sont à jamais séparés l’un et l’Autre. « L’homme en moi. Avoir l’homme en moi. Être dans l’homme. Qu’on ne voie plus la limite ; qu’il n’y ait plus de limites » dit la narratrice qui a la chance d’être romancière. Car, ce n’est que dans la langue que cette transsubstantiation est possible, dans une fiction qui, pour apporter une réponse au désir, se doit d’être au plus près de la réalité. D’être contre, tout contre. Ce que Camille Laurens réussit à merveille.

La narratrice de Dans ces bras-là a deux projets : écrire un livre sur les hommes et séduire le psychanalyste en lui disant toute la vérité. Dans le livre que nous lisons, dit-elle toute la vérité sur elle-même ?
Il ne s’agit pas de tout dire sur les hommes ; il s’agit d’avoir un début d’explication sur l’Homme sans penser arriver à la vérité. Sur elle, oui, elle dit la vérité mais avec des nuances : tout n’est pas dit. La vérité est dans les trous. Et puis, c’est une entreprise de séduction alors elle présente les choses sous un jour favorable.
Le passage du « je » au « elle » définit-il le passage de la fiction à la réalité ?
Le « je », c’est sa voix à elle. C’est une présence physique. Le « elle » c’est davantage de l’écriture. « Je » est dans le présent, « elle » a une autre temporalité, c’est...

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