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Entretiens Le don du poème

juin 2002 | Le Matricule des Anges n°39 | par Marc Blanchet

Avec Poèmes du festin céleste, Jean-Yves Masson confirme la présence d’une tradition dans la poésie française. Enrichie par son expérience de traducteur et de critique, sa vision de la littérature est aussi un dérivatif contre le formalisme ambiant.

Poèmes du festin céleste

Le lecteur de poésie aura sûrement croisé le nom de Jean-Yves Masson, traducteur de l’italien, de l’anglais et de l’allemand, critique également, en revues ou occasionnellement sur France Culture. Mais cette identification dans le champ de la poésie ne prévaut que si on en distingue une autre auparavant, essentielle : celle d’une oeuvre en train de s’imposer, comme le prouve la publication à L’Escampette de Poèmes du festin céleste. Après la publication des recueils Offrandes (Voix d’encre, épuisé), Onzains de la nuit et du désir (Cheyne éditeur), et du roman L’Isolement (Verdier), Jean-Yves Masson (qui dirige la collection allemande chez ce dernier éditeur) a gardé une fidélité à l’enfance qui avec le temps a trouvé sa résonance dans la découverte de la littérature et dans cette connaissance accrue que représente la traduction. En fouillant la langue des autres, Jean-Yves Masson n’a jamais perdu la sienne : il l’a même enrichie. Ainsi, il s’inscrit d’emblée dans un héritage littéraire principalement européen, dans les parages de Yeats, Rilke ou des poètes plus proches dans le temps : Luzi, Mussapi ou Conte, du côté italien. De ces liens, ces amitiés, le poète nous parle dans l’entretien qui suit.
D’une stature de géant, avec une voix dont les inflexions semblent provenir encore de l’enfance, avec sa spontanéité et sa douceur, Jean-Yves Masson incarne aussi par son écoute et sa sensibilité cette fidélité à l’enfance qui fait sa poésie. Loin du souci de prouver quoi que ce soit en matière de modernité poétique, cette voix s’affirme avant tout dans ses poèmes, en un mélange subtil de lyrisme allègre et recueilli. Si l’origine de la poésie est bien de mêler le verbe à la musique, pour ne faire qu’un, on peut en trouver autant la poursuite que la mémoire dans la poésie de Jean-Yves Masson. Cet « homme de quarante ans » a d’ailleurs travaillé avec le compositeur Philippe Fénelon. Son amour de la littérature apparaît à chacune de ses réflexions et celles-ci, par leur pertinence et leur heureuse formulation, pourrait bien faire d’ici peu de Jean-Yves Masson une vraie référence critique sur la poésie, avec ce talent de polémiste qu’il faut pour répondre à la réécriture de la modernité poétique par nombre de « théoriciens-poètes » en quête de pouvoir…
Poèmes du festin céleste apparaît comme une sorte de somme poétique. Quelle en fut la genèse ?
Les poèmes rassemblés dans ce livre ont été écrits entre 1982 et 1990 environ et publiés, pour beaucoup, dans des revues. Quelques-uns, plus récents, datent des années 1993-95. J’ai éprouvé le besoin d’en faire un livre pour m’en délivrer, mais aussi et surtout parce que je me reconnais toujours en eux, quoiqu’ils datent d’avant les Onzains de la nuit et du désir qui ont marqué pour moi un tournant (il s’agissait d’un livre conçu d’emblée comme tel et non d’un recueil). Pendant longtemps, la traduction a tout à fait suffi à apaiser ma soif de publication. Pour dépasser le cercle des intimes,...

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