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Entretiens Le plaisir des langages

janvier 2003 | Le Matricule des Anges n°42 | par Catherine Dupérou

Avec Les Ambitions désavouées, Alain Fleischer nous donne à lire un roman d’aventures baroque. Où la langue, à l’instar du héros de son livre, explore des territoires enfouis.

Les Ambitions désavouées

Né à Paris en 1944, Alain Fleischer a été, comme Léo Tigerman, le léonin héros de son nouveau roman, hongrois pendant dix ans. Jusqu’à ce que son père se fasse naturaliser français. À la maison, tout le monde parlait le français avec un fort accent étranger : hongrois pour son père, espagnol pour sa mère et anglais pour sa tante. Promis à une brillante carrière universitaire, il bifurque alors vers les sentiers de la création cinématographique. Puis vers ceux de la photographie et des arts plastiques. Avant d’aborder frontalement la littérature en 1986, après l’avoir longtemps contournée.
Alain Fleischer publie à trois mois d’intervalles deux livres. Un grand roman d’aventure baroque, Les Ambitions désavouées. Où un jeune homme, qui a tout pour réussir, n’aspire qu’à une vie invisible et se voit peu à peu, au cœur du Pérou, happé par la luxuriance de la jungle amazonienne, et toujours plus fasciné par les abîmes du reniement. Et un petit ouvrage étonnant, Mummy, mummies, entre essai et fiction. Quatre petits textes creusant la question d’une correspondance souterraine, dans la langue anglaise, entre la maman et la momie. Avec en contrepoint, les images fascinantes des momies de Ferentillo en Italie, photographiées par l’auteur.
À Tourcoing, il fait déjà nuit. C’est au Fresnoy, Studio national d’arts contemporains, école dont il est le directeur, que nous avons rencontré Alain Fleischer, brillant « touche-à-tout », fasciné par la figure de l’explorateur.
Avant l’écriture, il y a eu l’image. Comment a débuté votre parcours au cinéma ?
Oui, j’ai commencé professionnellement par le cinéma et c’est toujours une activité dominante pour moi. J’ai fait des films expérimentaux à une époque où il y avait une plus grande variété dans la production et ces films ont attiré l’attention des producteurs de Bresson et Godard qui m’ont mené vers le cinéma professionnel. Alors que ma formation initiale n’était pas du tout celle-là. J’ai fait des études de Lettres et Sciences humaines, un doctorat en sémiologie avec Greimas et Barthes. Mais ma première activité artistique a été le cinéma, en autodidacte. Ma rencontre avec des plasticiens m’a aussi attiré du côté des films d’artistes. Je mène encore une activité de films professionnels, j’ai réalisé cette année trois films pour Arte, l’un sur Christian Boltanski, un autre sur mes photographies et une émission sur le cinéaste canadien Atom Egoyan. J’ai surtout fait des documentaires parce que mon travail au Fresnoy est encore peu compatible avec le travail accaparant d’un long métrage de fiction.
Nous sommes justement ici au Fresnoy, comment crée-t-on un tel lieu ?
Je dirige cette institution depuis 1997. C’était un grand projet et il y a eu en amont dix ans de chantier. Ma fonction au Fresnoy a pris le relais d’activités d’enseignement, en théorie du cinéma à Paris III, à la Fémis… Quand je suis parti à Rome, la Villa Médicis pendant deux ans, j’ai été détaché de ces...

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