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Dossier Camille Laurens
Camille Laurens, un secret sous la langue

mars 2003 | Le Matricule des Anges n°43 | par Philippe Savary

Dans les plis d’une écriture sensible et ironique, servie par des constructions audacieuses, la romancière explore depuis plus de dix ans les passages sombres entre l’illusion et la vérité. Derrière les mots : le désir et la douleur.

Camille Laurens est à la fois malicieuse et très sérieuse. C’est une amoureuse des mots. Elle aime leur poésie. Elle joue avec, un peu, beaucoup. Passionnément. Elle s’émerveille à faire entendre leur son, à libérer leur sens. Les mots ont toujours quelque chose à nous dire, même les plus usés à force d’avoir trop parlé. Ils naissent dans la grande langue des siècles, certains disparaissent, d’autres renaissent. Elle les compare à des personnes. Ils ont leur caractère, leur humeur, leur fragilité. Chacun a son histoire, ses histoires. Des parents cachés ou des faux amis, par exemple. Ça tombe bien : Camille Laurens adore raconter des histoires, d’un rose qui tourne au vinaigre, tirées d’un réel pas très réel. Qui a fait le coup ? Peu importe. Les mots aident, tel un corps sur lequel s’appuyer, à nous rendre vivants. Les mots aident à déchiffrer notre capacité à être vivant. Elle a écrit un texte bouleversant, Philippe, récit sur la mort de son fils, deux heures après la naissance. Elle leur a consacré également deux livres : Quelques-uns et Le Grain des mots qui paraît aujourd’hui. Dans ce nouvel hommage – il rassemble ses chroniques hebdomadaires parues dans l’Humanité – arrêtons-nous sur l’un deux : « écrire ». On y trouve en son cœur, lit-on, « crier » et « rire ». Écrire devient : « marcher sur ce fil, du cri au rire (…), de la protestation à la joie, du refus à la satisfaction, sans jamais renoncer. »
On pourrait voir dans cette citation le motif de toute une œuvre (elle n’aime pas ce mot), composée de neuf livres. Tous, à leur manière, parcourent ce même fil invisible : la quête de l’Autre, où se font entendre l’ironie et la douleur, l’humour et la nostalgie. De la tétralogie alphabétique (les quatre premiers volumes) à L’Amour roman (la nouveauté) en passant par Dans ces bras-là (le best-seller), il s’agit là d’une entreprise romanesque terriblement audacieuse dont le dessein est de lever le voile sur ce que nous dissimulons derrière nos vies, derrière nos désirs, derrière nos mots. Si chez Camille Laurens, l’épaisseur du voile devient plus mince d’un roman à l’autre, le sens de la démarche est le même : interrogatif. Que savons-nous ? Que savons-nous de ce qui nous entoure ? Qu’en gardons-nous ? Il convient d’enquêter, d’interpréter, de relever les signes, de percer le secret de ce qui nous fonde, pour faire reculer l’angoisse et aiguiser le désir de se connaître, ce dont l’écriture, pour l’écrivain, aura la charge.
Il n’est pas surprenant que les premiers romans de Camille Laurens utilisent de près ou de loin un canevas policier. Le polar est cette chasse à l’homme, patiente et secrète qui existe depuis la nuit des temps. Il débute évidemment par une chasse aux indices. Sur ce terrain-là, Camille Laurens joue de l’artifice. Elle mine la page. La prudence est de mise : ne pas prendre tout au pied de la lettre.
Camille Laurens est entrée en littérature avec un dictionnaire sous le bras, dévidant la pelote de...

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