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Théâtre Danser le monde

juillet 2003 | Le Matricule des Anges n°45 | par Laurence Cazaux

Le Masque boiteux (histoires de soldats)

Se battre pour ne pas se laisser définir par les autres, voilà une explication que Koffi Kwahulé donne de son travail. Et de fait, son écriture est très singulière. Le Masque boiteux débute par un rituel : le masque danse, mais ce rituel est interrompu par l’arrivée d’un officier blanc qui vient recruter de force les hommes du village. La Deuxième Guerre mondiale fait rage. Goliba, le porteur du masque se retrouve lui aussi enrôlé, sans aucune considération pour son caractère sacré. Blessé à la jambe, il ne peut plus danser. Survient alors la tentation d’un autre pouvoir, plus politique et totalement manipulé par des conseillers blancs. La pièce se termine par une danse d’une tout autre nature, mondaine et dérisoire, le chœur des futurs ministres et celui des futures épouses effectuant un menuet sur l’air des « conseils à une jeune maîtresse de maison ».
Koffi Kwahulé, d’origine ivoirienne, parvient à faire se côtoyer le tragique de cette guerre et de cette mainmise sur l’Afrique avec un tournoiement continu de jeu et de burlesque. Il mêle le théâtre, le cinéma, le chant, la magie, le cabaret. Les scènes se succèdent rapides, dans des univers très différents. L’écrivain offre l’impression d’un foisonnement et d’un tourbillon qui se resserre joyeusement vers l’inéluctable. Le lecteur a la sensation d’une grande liberté d’invention sur tous les plans sensibles, sonores, visuels… Avec ce miroir sur la France qui nous est renvoyé par Goliba : « Je voulais rester ici, dans ce pays, une fois la guerre finie. Pour être masque. Tu les as vus, comme ils sont tristes ! Avec tout ce qu’ils ont, qu’est-ce qu’ils sont moroses !… Parce qu’ils n’ont plus que des projets mais plus de rêves. Tu comprends Saidalah, un rêve, un vrai rêve, quelque chose qui t’arrache l’âme pour la replacer au creux du monde… »

Le Masque boiteux
Koffi Kwahulé
Éditions théâtrales
56 pages, 12

Danser le monde Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°45 , juillet 2003.
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