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Histoire littéraire Les tribulations de Tirant

janvier 2004 | Le Matricule des Anges n°49 | par Éric Dussert

Livré dans une superbe édition intégrale, Tirant le Blanc, roman de chevalerie célébré par Cervantès, est aujourd’hui promu par Mario Vargas Llosa qui considère ce « roman monde » comme une pièce essentielle de la littérature universelle. Bien mal connues en France, on doit les aventures du chevalier Tirant au belliqueux Espagnol Joanot Martorell (1413-1468), bretteur farouche si l’on en croit ses vindicatives Lettres de bataille (José Corti, 1988). Homme de lettres, Martorell vécut de l’épée et fut emprisonné avec sa troupe de bandits maures. Sans un réal, il mit en gage le manuscrit de son Tirant le Blanc dont il ne vit pas l’édition imprimée seulement en novembre 1490.
Cet incunable plein d’aventures, de conquêtes et de scènes somptueuses avec rois, Grand Khan et princesses se lit goulûment. « Lorsque Tirant eut pris la ville et qu’il eut tué tous les rois qui s’opposaient à lui, il fut l’homme le plus heureux du monde en pensant à son terme ce qu’il avait si fort désiré. » Ce César magnanime aura bientôt conquis tout l’Empire et converti « à la sainte foi catholique une infinité de peuples en Berbérie et en Grèce ». Mais les saintes écritures ne l’empêcheront pas de rendre « sa noble âme, laissant son beau corps dans les bras du duc de Macédoine » sans avoir revu son amour. Nul doute que le vieux Quichotte, quittant son home venteux, emportait avec lui les incroyables et merveilleuses histoires du chevalier Tirant le Blanc.

Tirant le Blanc
Johan Martorell
Traduit par Jean-Marie Barbera
Éditions Anarchasis
(7, chemin du Boulodrome
31200 Toulouse)
991 pages, 30

Les tribulations de Tirant Par Éric Dussert
Le Matricule des Anges n°49 , janvier 2004.