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Éditeur Sous le signe du Voleur

juin 2004 | Le Matricule des Anges n°54 | par Éric Dussert

Éditeur majeur de la seconde moitié du siècle vingtième, Jean-Jacques Pauvert offre un premier volume de mémoires où, entre coups de patte et aperçus de la vie éditoriale, il rappelle ses grands moments.

Octogénaire souriant et peut-être même narquois, Jean-Jacques Pauvert fut longtemps l’enfant turbulent des Lettres. À 20 ans, celui-là avait déjà édité Sade. Bien vite, il s’était fait remarqué par la Préfecture de Police et ne manquera pas de faire quelques tours à la barre par la suite. Les libraires et les lecteurs furent plus longs à s’apercevoir de son existence mais tous ont désormais le souvenir du logo dont il avait choisi d’orner sa maison. Il représente un gentleman racé, avec redingote, canne et melon, qui la première fois avait apparu sur la couverture de la réédition du grand livre de Georges Darien, Le Voleur (1955). Incarnation du défi, il seyait à l’éditeur Pauvert en lutte ouverte contre la censure. De 1945 à 1968, date de parution de L’Enragé, le journal de Siné vendu à la criée par l’équipe de la maison Pauvert, JJP aura croisé la route des plus prestigieux auteurs de l’époque, parmi lesquels Breton, Klossowski ou Bataille. Il aura encore servi de mentor à Régine Desforges et produit plus de beaux livres qu’il en faut pour combler un lecteur. Actuellement directeur de collection pour La Musardine (érotisme et compagnie), Pauvert le novateur laisse aujourd’hui pointer son inquiétude : « Si l’édition est un métier où l’on commence à s’ennuyer, c’est que la relève n’y est pas bien massive et que les nouvelles générations semblent craindre les risques, quels qu’ils soient. Nous devrions pourtant, sans nous inquiéter du reste, essayer de faire, avec de l’encre et du papier, les choses les plus belles et les plus surprenantes, avant que les bibliothèques aient disparu de notre vie, et que les enfants de nos enfants aient oublié même ce que pouvait être un livre. » Un rien alarmiste sans doute, son conseil est bien de nature à pousser de jeunes éditeurs à défrayer la chronique. Au boulot.

Vous avez choisi de placer en page de titre la représentation du Voleur qui figurait sur la couverture de votre réédition du livre de Georges Darien. Est-ce une évocation de ce livre ou le rappel de votre marque ?
Un peu tout. Le Voleur, en 1955, dix ans après mes débuts, ça a été le début de quelque chose. D’abord parce que Breton a écrit un grand article dans Arts dans lequel il faisait à la fois l’éloge du livre et du texte de Darien. Il consacre plusieurs lignes à la couverture en disant : un volume présenté avec le plus grand soin par Jean-Jacques Pauvert avec une couverture réalisée avec une remarquable économie de moyens qui représente le défi en personne. C’est le personnage du Voleur. À partir de là, j’ai adopté cette figure que je mettais sur mes catalogues, mes cartes-réponse.

Où aviez-vous trouvé cette gravure ?
Dans un vieux catalogue de mode. C’est la seule gravure de mode que j’ai trouvée où le personnage avait l’air de quelque chose. Il dégageait.

La publication de vos mémoires répond-elle à une envie personnelle ou à une commande ?
On me les demandait beaucoup depuis mes 70...

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