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Entretiens Jeu est des nôtres

octobre 2004 | Le Matricule des Anges n°57 | par Catherine Dupérou

Après avoir terminé son cycle autofictionnel en envoyant son personnage de fiction sur la planète des Sims, Chloé Delaume revient avec un livre peuplé de personnages égarés dans les couloirs d’un jeu de Cluedo un peu dévié. Un roman ludique et politique.

Certainement pas

Entrée en littérature à 27 ans avec Les Mouflettes d’Atropos et propulsée sur le devant de la scène avec Le Cri du sablier, prix décembre 2001, Chloé Delaume avait tout pour se laisser griser par les vapeurs de gloire. Mais déjà loin, elle faisait en 2003 de Chloé Delaume un personnage de fiction (La Vanité des somnambules) et clôturait son cycle autofictionnel en envoyant « Chloé Delaume, personnage de fiction », poser ses valises dans les contrées pixellisées et virtuelles de Sim City (Corpus Simsi). Ayant entre-temps changé d’éditeur, elle revient avec un roman expérimental où « six personnages en quête de cœur » malmènent la langue et leurs neurones au gré de leurs délires et de leurs renoncements, recadrés dans la fiction par une Narratrice Omniciente intransigeante. Trois femmes et trois hommes internés à l’hôpital Sainte-Anne se retrouvent au cœur d’une partie de Cluedo quelque peu « dénaturée ». Neuf lieux, six armes toutes utilisées et six suspects. Tous sont passés à l’ennemi et tentent de l’oublier en se réfugiant dans des pathologies diverses. Mais leur crime est symbolique et tout rachat impossible. Le fantôme du Docteur Lenoir est là pour le leur rappeler. Tuer l’éthique ne supporte aucune échappatoire. Chacun devra désormais se confronter à ses choix. L’on y retrouve la langue riche, bouillonnante et ludique d’un auteur dont le style s’impose désormais, drôle, virulent, sans concession. Et résolument politique.

Pourquoi avoir choisi de passer des Sims au Cluedo pour Certainement pas ?
Je voulais travailler sur le thème du jeu de Cluedo depuis longtemps. Quand j’étais petite, je me demandais pourquoi le Docteur Lenoir avait été assassiné. J’ai fait un petit texte agencé à la Perec, avec plein de pistes. Mais le résultat ne m’a pas convenu alors j’ai laissé tomber. Puis l’idée m’est revenue cet hiver, lorsque j’ai passé quelque temps à l’hôpital Sainte-Anne. Le pavillon où j’étais, ses pièces neutres, et son côté fantomatique m’ont fait penser à un jeu de rôle grandeur nature.

Le jeu, c’est une façon de distancier la réalité ?
Oui, c’est toujours plus facile de ne pas se sentir totalement concerné par ce qui vous arrive dans ces moments-là. J’ai commencé à travailler Certainement pas là-bas. Les idées principales et les premières pages y ont été pensées et écrites. En parallèle au Cluedo, je voulais travailler sur la structure du livre. Une corrélation s’est faite immédiatement entre les deux idées forces initiales et s’est greffé dessus le problème du propos.

Ce qui est dit par et au travers des personnages semble prendre une dimension plus politique que dans les précédents livres.
Pendant l’écriture de Corpus Simsi, je me suis rendue compte que j’avais envie d’avoir un rapport plus politique au monde. Envie nourrie par mes discussions avec Éric Arlix (Mise à jour, Et hop, Al dante/Léo Scheer) sur la dimension politique du rôle de l’écriture. Même si je trouve plus...

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