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Événement & Grand Fonds Grandir sur la Grande Île

novembre 2004 | Le Matricule des Anges n°58 | par Jean Laurenti

L' Arbre anthropophage

Que savons-nous de Madagascar, de son histoire, faite de dominations successives, des conflits entre les groupes ethniques qui composent la population de la Grande Île ? De l’impact de la colonisation, celle de la France, en particulier, dont Madagascar ne s’est affranchie que pour s’enfoncer dans une pauvreté entretenue par les pouvoirs successifs ? De cette misère, que savons-nous, sinon qu’elle arrime le pays dans les profondeurs du classement des déshérités de la planète, tous regroupés par un délicat euphémisme sous l’acronyme de PMA (pays les moins avancés) ? Terribles images tels ces enfants vivant sur des tas d’immondices, grappillant les détritus qui leur assureront quelques moments de survie qui côtoient les clichés des magazines en papier glacé vantant les merveilles nature luxuriante et préservée, faune étonnante, paysages envoûtants d’une île plus vaste que la France, située au carrefour de l’Afrique et de l’Asie.
Les livres de Jean-Luc Raharimanana sont marqués du sceau de la douleur. Né en 1967 à Antananarivo, capitale de Madagascar, il commence à écrire dès l’adolescence des poèmes, des nouvelles, du théâtre. Parallèlement, il suit des études de lettres à l’université de la ville où il obtiendra une licence en 1989. À la même époque, il reçoit le Prix de la meilleure nouvelle de RFI et décroche une bourse qui va lui permettre de poursuivre ses études en France. Installé dans la région parisienne, il partagera son temps entre l’écriture, les piges pour Radio France, les conférences et l’enseignement du français.
Son premier recueil de nouvelles, Lucarnes, paraît en 1996 au Serpent à plumes. Il s’agit d’une douzaine de récits imprégnés d’onirisme, de sensualité violente, de cruauté. Dans « L’enfant riche », on suit un gamin qui marche dans les rues de la ville avec un trésor dans la poche, la pièce qu’il vient d’obtenir grâce à une bouteille de Coca consignée : « il a paix en l’esprit et 100 fmg (monnaie malgache, ndlr) dans la poche. La tombe n’est pas encore pour aujourd’hui. » Dans « Sorcière », trois gosses de riches désœuvrés inventent un jeu pervers et meurtrier pour se distraire. Les victimes sont un homme et une femme, des pauvres, qui ont accepté un « contrat » : se plier à la volonté de ces jeunes nantis en échange d’un peu d’argent. Le jeu tourne à la séance de torture, puis au massacre. « On était des salauds, des salauds mais les « fils des puissants ». Le mec c’était un moins que rien. (…) On se marrait. On se marre toujours. » L’écriture, souvent, rappelle l’esthétique vénéneuse des symbolistes. À la fin du jeu, on se débarrasse des deux victimes, l’une après l’autre : « Le corps flotta au milieu des nénuphars, au milieu des voiles de cellophane pourris, des excréments qui émergeaient. Le corps flotta auprès des morceaux de bois et des détritus décomposés. Nous on s’en est allés rejoindre la Range. » Lyrisme sombre du ton pour dire les villages qui brûlent, les corps qui s’enfoncent dans la boue, les...

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