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Histoire littéraire Turbulences

novembre 2004 | Le Matricule des Anges n°58 | par Didier Garcia

À l’attaque !

Avant de faire dignement carrière comme romancier (prix Goncourt en 1942, prix de l’Académie française en 1973 pour l’ensemble de son œuvre), Marc Bernard (1900-1983) fit ses classes dans le Monde très prolétarien de Barbusse, y publiant, de 1928 à 1932, des articles plutôt véhéments.
Ce recueil, au titre d’ailleurs mal choisi (Marc Bernard s’y livrant tout autant à l’attaque qu’à la défense), collige des portraits, des critiques de livres, et des textes de circonstance, comme celui rédigé pour le centenaire de la naissance de Mistral. Certaines de ces pages font un peu magasin d’antiquités, peuplé d’écrivains n’ayant plus cours : Léon Daudet, Henry Poulaille, Jean Guéhenno. Pour ce qui est du ton, il reste celui de la polémique et de l’engagement. C’est que Marc Bernard n’aspire qu’à plaider sa cause, et plus généralement celle des écrivains prolétariens, ce qui lui est un moyen efficace pour se faire des ennemis et affûter sa plume. Toujours est-il que le lecteur découvre ainsi, ou redécouvre des empoignades qui, pour avoir fait long feu, n’en ont pas moins fait leur temps, et des polémiques qui, arrachées à leur brûlante actualité, perdent quand même de leur saveur. Évidemment, Marc Bernard n’y est pour rien : « les modes vont vite en littérature ». Qu’à cela ne tienne, ce Marc Bernard de la première heure séduit par ses volées de bois vert et par un ton qui ne semble plus de mise aujourd’hui : « Si parler fort, sans savoir au juste ce que l’on dit est signe de génie, M. Benjamin Péret en possède à revendre. »

À l’attaque ! de Marc Bernard
Le Dilettante, 160 pages, 13,5

Turbulences Par Didier Garcia
Le Matricule des Anges n°58 , novembre 2004.
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