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Dossier Christian Garcin
Les galeries de l’existence

février 2005 | Le Matricule des Anges n°60 | par Thierry Guichard

Initié à la littérature et la pensée par l’entremise de l’art, Christian Garcin a commencé par composer des vies brèves pour bâtir un grand labyrinthe littéraire. Manière de creuser sous l’apparente limpidité de la langue, un réseau d’obsessions intimes.

C’est une ruelle étroite où ne passeraient pas de front trois joueurs de rugby. Encore qu’ici, à Aubagne, ce n’est pas le ballon ovale qui fait loi. Une ruelle contre le soleil, pour préserver dans les foyers la fraîcheur et l’obscurité chère à l’auteur de Vidas. L’appartement de Christian Garcin, qui vient de publier trois livres depuis octobre, est à l’image de quelques-uns de ses ouvrages : on y accède par un étroit escalier qui débouche sur un premier étage où la chambre de son fils voisine avec le bureau de l’écrivain et d’où partent deux autres escaliers pour accéder, à l’étage au-dessus à la cuisine, au salon et… à un autre escalier qui conduit à la mezzanine. Autant dire que pour le visiteur, l’appartement se présente comme un labyrinthe vertical.
Rien, a priori, ne destinait Christian Garcin à l’écriture. Fils unique né en 1959 à Marseille dans une famille modeste où le père vendait des camions chez Berliet et où la mère s’occupait du foyer, l’enfant grandit dans le quartier d’Endoume puis à la Blancarde.
Marseille est un port : il est logique que ceux qui y naissent poussent leurs regards vers des horizons lointains. Garcin lui, regardera très tôt du côté de l’Asie. À sa naissance, une pigmentation de la peau sur une partie du corps fait dire au médecin que l’enfant a une tâche mongolique qui révélerait une ascendance asiatique. « Il se trouve que ma mère a des traits assez eurasiens. » Bien plus tard, un ami dentiste lui signale qu’il a des gencives « asiatiques » : « j’ai donc imaginé que j’avais des origines asiatiques. J’ai eu très tôt une forte attirance pour la Chine et le Japon. » Attirance dont les livres, plus tard, porteront traces de L’Encre et la couleur à Le Vol du pigeon voyageur, en passant par Une odeur de jasmin et de sexe mêlés ou Itinéraire chinois.
L’enfance, bien que très solitaire, est heureuse. Et calme : « Jusqu’au bac, je n’ai jamais passé une soirée chez un ami ni l’inverse d’ailleurs. Je n’étais pas très démonstratif. »
Les livres sont quasiment absents de la maison, « Mes parents possédaient un petit meuble où l’on trouvait Henri Troyat, Guy des Cars, Paris brûle-t-il ?, quelques prix littéraires… » Pourtant, dans sa solitude grise, l’enfant va dévorer les livres qu’on lui achètera. Au sortir de la maternelle, il sait déjà lire, comme s’il avait appris tout seul. Du coup, il saute une classe et aura un an d’avance jusqu’à la seconde qu’il redoublera. À 9 ans, en sixième, il lit Le Lion de Kessel et c’est son premier choc littéraire : « je pleurais à chaudes larmes ». Le Grand Meaulnes et les tragédies classiques prendront plus tard le relais. « Je lisais de tout, des bandes dessinées, des magazines et des livres. La bibliothèque rose puis rouge et or, puis verte, etc. Et Bob Morane, que j’ai fini par connaître par cœur. » L’adolescent dévore San Antonio lorsqu’il est en seconde. L’enfant a écrit des petits poèmes, « comme tous les gosses » pour les anniversaires, aidé par le...

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