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Dossier Christian Garcin
Disparaître dans mes livres

février 2005 | Le Matricule des Anges n°60 | par Thierry Guichard

En écrivant par nécessité de se débarrasser, Christian Garcin construit toute une œuvre souterraine où les livres communiquent entre eux pour permettre l’écoute d’un monde enfoui, profond et à jamais présent.

L’exercice de l’interview semble une torture pour Christian Garcin. Il s’agit d’être exactement dans le présent, répondre aussitôt aux questions posées. Cela donne le vertige à celui dont les personnages ne parviennent pas à habiter l’instant présent. L’écrivain cherche ses mots, les murmure, s’arrête sur une syllabe, revient en arrière, voudrait qu’on ne retienne pas ce qui vient d’être dit, ou si, pourquoi pas, mais non, ce n’est vraiment pas intéressant. Et puis, on le sent, il voudrait préserver la part inconsciente de l’écriture. Ne pas trop en éclairer la voie puisqu’il a besoin d’obscurité pour y apporter la clarté de son écriture. Dans la cuisine, le poisson rouge Barthez tourne dans son bocal. Ce bienheureux a choisi de rester dans le silence.

Christian Garcin, en douze ans, vous avez publié une vingtaine de livres. Or, dans Le Vol du pigeon voyageur, le héros Eugenio Tramonti évoque la vanité d’écrire et cesse son activité d’écrivain. Comme il est un peu votre double, n’est-ce pas paradoxal de publier autant ?
Je ne sais pas. Je ne suis pas dans une dynamique d’auteur professionnel tenu de rendre un roman parce que son éditeur l’attend. Ce que j’écris, personne ne me demande de l’écrire. Ça obéit à un désir, une nécessité. J’ai eu besoin d’écrire les livres que j’ai écrits. Il y a cette nécessité de se débarrasser de quelque chose. Au début, je n’écrivais que pour me débarrasser mais je me suis rendu compte qu’en écrivant, je construisais aussi. Je ne sais pas comment concilier ça avec ce que dit Eugenio qui n’est pas forcément ce que pense l’auteur. Ça m’arrive, bien sûr, de me le dire : parce que je suis plusieurs. Dont un qui me dit que l’idéal, c’est d’écrire peu, au compte-gouttes, des textes vraiment essentiels. Mais ce serait aussi une posture.

Vous écrivez régulièrement ?
Non, ce n’est pas régulier, pas du tout. Lorsque j’écris, c’est par poussées de fièvre. Il me semble alors que je ne fais que ça, que je suis alors en apnée. Ce qui est faux puisque j’ai une vie sociale et familiale. Une fois la fièvre passée, je n’écris plus. Je corrige ce que j’ai écrit qui est aussi une manière d’écrire.
En règle générale, j’écris sans savoir où je vais. Certaines nouvelles démarrent à partir d’une phrase entendue ou d’une image vue qui a été l’élément déclencheur mais sans que je sache où elle allait me conduire. Pour d’autres nouvelles, j’avais une phrase qui résumait l’histoire et que je déclinais ensuite. Je n’ai jamais écrit un roman sachant comment il se finissait, c’est une mécanique qui s’auto-engendre. Je fais partie des écrivains du processus, comme on les appelle. L’écriture s’alimente à elle-même.

Vous avez publié de la poésie, des nouvelles, des récits, des biographies courtes, des romans, un lexique… Comment passez-vous d’un genre à l’autre ?
C’est sûr que je ne me sens pas enfermé dans un genre. J’ai l’impression d’avoir différentes mains. Sortilège, j’ignorais...

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