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Poches Polémique à l’italienne

février 2005 | Le Matricule des Anges n°60 | par Franck Mannoni

Dans cet essai volontiers critique, l’écrivain sicilien Leonardo Sciascia (1921-1989) s’intéresse à un fait divers survenu en 1913. L’épouse d’un officier, « la comtesse Maria Tiepolo, femme du capitaine Carlo Ferruccio Oggioni tue l’ordonnance de son mari, le bersaglier Quintilio Polimanti ». Tout cela pour protéger son honneur face aux élans un peu trop démonstratifs du soldat, dixit l’intéressée. Au terme d’un procès retentissant, l’aristocrate fut acquittée. Sciascia, qui doutait de la validité du verdict a confronté le contexte de ce début de XXe siècle avec ce dossier épineux. Résultat : l’impartialité des juges n’est guère évidente pour l’auteur italien. Le public qui a assisté aux audiences ne s’y trompe pas : « la loi n’est pas égale pour tous ». Animé par cette soif de vérité qui le caractérise, Sciascia retrouve ses tournures mordantes de polémiste. Très critique, il souligne les lâchetés politiciennes des uns, les facilités mondaines des autres. Surtout, il égratigne Gabriele D’Annunzio, alors en pleine gloire. Il ne lui pardonne pas ses gesticulations nationalistes et cite des passages de son œuvre en exemple : « ce sont des vers, cela va sans dire, mais je les recopie comme de la prose pour que rien ne se perde de leur folie et de leur atrocité, car la prose ne pardonne pas ». À Paris, le vol de la Joconde par un peintre en bâtiment italien, le scandale de Parsifal à la Scala de Milan, Sciascia donne le ton d’une époque. De comptes rendus de séance en digressions culturelles, il montre que tout est lié, pour peu qu’on se donne la peine de prendre un peu de hauteur. « Un court laps de temps de chronique italienne ».

1912+1 de Leonardo Sciascia Traduit de l’italien par Mario Fusco, 10-18, 110 p., 6

Polémique à l’italienne Par Franck Mannoni
Le Matricule des Anges n°60 , février 2005.
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