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Entretiens Le dernier des assassins

mars 2005 | Le Matricule des Anges n°61 | par Eric Naulleau

Avec « Le Cœur de la lutte », Philippe Renonçay conclut en noire beauté un triptyque sur la violence politique. Le terroriste vu comme porte-flingue de causes douteuses, mais aussi comme porte-drapeau de l’individu contemporain près de rendre les armes devant l’opacité du monde. Un appel à la révolte ? Non, sire, à la révolution.

Le Cœur de la lutte

Peut-on devenir un ex-terroriste ? C’est une des questions que se pose Raphael Cardoso, tueur en semi-retraite et principal protagoniste du Cœur de la lutte. Et aussi : que faire des idéaux révolutionnaires dans une société post-moderne, où la rébellion n’est plus qu’élément du spectacle du monde/élément du monde du spectacle ? Les livres de Philippe Renonçay se situent dans cet entre deux entre « ex » et « post ». Ex/post, comme un écho déformé d’« époque ». À temps incertains, stratégies obliques. Celles de l’écrivain tout d’abord : des emprunts revendiqués aux techniques et aux atmosphères du polar. Mais ici, plus besoin de chercher la femme. Son cadavre éviscéré par le scalpel d’un maniaque gît sur une table de torture dans Le Cœur de la lutte, tout comme il gisait à fond de cale dans le précédent roman (Dans la ville basse, Climats, 2003). Pas plus le boucher que le médecin légiste, pas plus la folie furieuse de l’un que la froide raison de l’autre, ne parviennent à résoudre le mystère tapi au fond de chaque être. Celles du personnage ensuite. Auquel un fil d’Ariane lumineux sert un temps à trouer la nuit du monde. Raphael Cardoso parie sur quatre lettres et quatre chiffres : mars 1993, soit le mois et l’année où il a commis son premier meurtre politique et aussi la date qui figure sur certain calendrier pornographique. Et l’ancien exécuteur de traquer les éléments du crime dans une de ces villes sud-américaines dont l’auteur excelle à planter le décor mouvant en quelques traits de plume, de prouver décidément que tout se niche dans le détail Dieu, le diable et la solution de l’énigme : « Cardoso observa l’image. Il s’agissait de l’agrandissement d’un détail du calendrier. Le portrait encadré au-dessus du canapé (…). Je me suis dit que l’homme abattu dans le sex-shop ne regardait pas la fille, mais le portrait… Et que si je parvenais à l’identifier alors, peut-être, la fille ne serait plus très loin… » La fille, c’est Malena Effendi, le portrait, c’est celui de Sabbataï Tsevi, Messie juif apostat du XVIIe siècle. Une seule pièce manque encore au puzzle, mais tandis que Cardoso s’efforce de cerner la part manquante, grande affaire de tous les anti-héros de Philippe Renonçay, la police, les services spéciaux et ses anciens compagnons d’armes cernent Raphael Cardoso. Le temps presse. Les temps pressent.

Un quatrième livre en librairie. Treize années écoulées depuis la parution du premier (Violet permanent, Calmann-Lévy, 1992). Au fait, comment est-ce que tout cela a commencé ?
Pas mal en fait. Rentrée de septembre 1992. Photo du bal des débutants sur le pont des Arts qui paraît dans Le Figaro littéraire. À côté d’une jeune romancière appelée au succès une certaine Amélie Nothomb et son Hygiène de l’assassin. On l’a vue arriver sur le pont en distribuant à tout le monde son livre. À l’époque, je ne comprenais pas bien pourquoi elle faisait ça. Je n’ai pas tardé à saisir.

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