La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Théâtre Le réel massacré

juillet 2005 | Le Matricule des Anges n°65 | par Laurence Cazaux

L’auteur imagine un univers où il n’y aurait plus de vent pour faire tourner les roues d’un moulin (une référence inversée à Don Quichotte de Cervantès ? ). Alors qu’il rentre du marché en pleine nuit, le meunier à vent se rend compte qu’un meunier à vent bis a pris sa place. La situation est traitée de manière classique, comme le fait Molière pour son Dandin quand ce dernier se retrouve coincé hors de chez lui. Schwajda écrit alors quelques magnifiques dialogues de sourds. La meunière apportera un premier élément de réponse à cet imbroglio. Elle dit avoir rêvé régulièrement d’un mari imaginaire qu’elle aurait inventé pour lui tenir compagnie à chaque fois qu’elle en avait marre de son vrai mari. Elle prétend donc avoir en face d’elle ses deux maris, le réel et l’imaginaire. Mais la situation se corse quand les meuniers veulent savoir lequel d’entre eux est le vrai. Tous deux auraient été amoureux de la meunière, mais l’un deux aurait profité d’une période politique trouble pour dénoncer son rival et l’envoyer en prison… Le jeune meunier à vent se mêle à la polémique. La situation s’envenime, la meunière craque : « Le Père, le Fils, le Saint Esprit… ce ne sont pas des femmes… Le Père ! Les Pères ! Les hommes ! D’où vous vient le culot de définir la réalité ?! Qui peut prétendre la connaître ?! Qui ?! De quel droit ?! Qui vous a autorisés à définir ma réalité ?!… »
Schwajda utilise tous les artifices, comme l’archétype du faux coup de théâtre : le vrai père serait en fait un marchand de céréales ! Tout le monde s’accuse alors de l’avoir tué, avant de le voir sortir de la maison, sac en bandoulière, saluant chacun des protagonistes… Schwajda brouille les cartes entre le vrai et le faux, l’identité et la folie d’un être humain, avec un humour grinçant et absurde dont il a le secret et que nous avions pu déjà découvrir dans L’Hymne et Le Miracle.

Notre pÈre de György Schwajda - Traduit du hongrois par K. Rady, Théâtrales, 62 p., 10,50

Le réel massacré Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°65 , juillet 2005.
LMDA PDF n°65
4.00 €