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Éditeur Le feu sacré

septembre 2005 | Le Matricule des Anges n°66 | par Philippe Savary

Fondateur de La Dragonne, Olivier Brun conçoit son travail éditorial comme une aventure autant humaine que littéraire. Comment de l’individuel peut créer du collectif ? Il souffle de la passion sur cette maison, en dépit de la morosité économique.

Un petit bureau clair loué pour pas cher. Une banquette rouge effondrée. Et des piles de manuscrits. L’éditeur montre son embarras. « Je n’arrive pas être désinvolte avec ça. J’ai une obligation de réponse, voire une dette envers ces gens. » Olivier Brun, 36 ans, a tout du colosse aux pieds fragiles. Il avance à nu. C’est rare dans la profession. Tête baissée, avec sa part de « naïveté ». Il se compare même à un « bulldozer ». L’image paraît rude pour qui fréquente le catalogue de La Dragonne : on y lit des écritures sensibles, dépouillées, aventureuses, ce qui n’empêche pas la gravité. Mais on se souviendra aussi qu’il publia dans l’urgence un ouvrage collectif d’humeur, No pasaran, une « réaction épidermique violente » après le 1er tour du dernier scrutin présidentiel. Passionnément volontariste, Olivier Brun, et de l’énergie à revendre. « J’imagine que je surcompense », explique cet angoissé de nature, partagé entre le rêve d’une vie « épicurienne » et la réalité d’une société capitaliste « pressurisante ».
Niçois de naissance, Olivier Brun a suivi des études de cinéma à Nancy. Il voyait grand. « Je voulais être Scorsese ou rien. » Donc ce fut rien. Le jeune homme devient « assistant-canette » sur les tournages. Autrement dit, c’est lui qui enroulait les câbles et amenait les boissons aux réalisateurs. Mauvais souvenirs : « Tout le monde t’appelle Coco, et au final, on ne te paie pas ». Passés les menus travaux dans l’audiovisuel, il enchaîne alors les petits boulots. La liste s’étire : réceptionniste dans un hôtel, débardeur, caissier de supermarché (où viendra la nuit s’approvisionner le futur auteur de Baise-moi), vendeur de photocopieuses, etc. Pendant cette période « un peu prolo », il créera avec des amis nancéiens une revue, L’Estocade. « J’ai découvert la littérature sur le tard, à 20 ans. Mes lectures, c’était Fante, Nabokov, Bernard Noël ». Un bel objet, doublé de sommaires solides : le semestriel publie des inédits de Max Ernst, Philippe Soupault, puis se prend au jeu d’éditer des livres, une dizaine. « Le bébé mûrissait. Je voulais professionnaliser l’affaire. Personne ne m’a suivi. » La Dragonne naît en 1998, « sans un centime en poche ». Éconduit par « 13 ou 14 banquiers », Olivier Brun devra son salut grâce au suivant, un poète du Crédit Mutuel, qui lui prêtera 150 000 F.
Avec son logo ailé cracheur de feu, dessiné par un tatoueur, La Dragonne mise sur une identité forte. Ses livres ne dépassent pas cent pages. « Je m’essouffle rapidement dans un texte long. Je crois au format court, pour une impression de lecture durable. » Si elle accueille des auteurs confirmés (Philippe Claudel, Bernard Noël, Pierre Autin-Grenier, Lionel Bourg, François Boddaert…), elle s’attache à faire entendre des voix nouvelles, comme celles de Claude Andrzejewski, Daniel Labedan, Gaetaño Bolán, Antoine Mouton (« Il a quelque chose à dire sur le monde, même s’il ne le fait pas exprès ») ou encore Charlotte Goldberg et sa Guêpe, poignant...

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