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Poésie Lucebert le cobra

février 2006 | Le Matricule des Anges n°70 | par Éric Dussert

C’est un motif de réjouissance que de lire enfin Lucebert en français. Certes, le livre n’est pas gros, ni tape-à-l’œil, mais il était attendu. On l’espérait tout au moins, car la personnalité de son auteur, Lucebert, pseudonyme du Néerlandais Lubertus Jacobus Swaanswijk (1924-1994) n’est pas des moindres. Peintre de renom et poète, cet homme, dont aucun vers ne nous était encore parvenu, fut un proche du groupe Cobra (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) fondé en 1948 par Corneille, Alechinsky, Jorn ou Appel, les rénovateurs de l’immédiat après-guerre. On l’a lu en revue peut-être, encore faudrait-il vérifier, ainsi que dans un volume de 1978 publié à Gravenhage, Chambre, antichambre, et pour le reste silence. S’il est vrai que la langue néerlandaise n’est pas aisément diffusable en France, il aurait été handicapant que ne paraissent jamais les poèmes de Lucebert. Ses cinq premiers recueils pour être précis, puisque cette édition a eu le bon goût de les donner (apparemment) tels que parus, soit une œuvre en plein épanouissement. Il faut dire que le premier poème, « Sonnet », ne se compose que de deux trois mots : « je », « moi », « mien ». On peut difficilement faire plus simple. Ni plus dévastateur. Descendant direct des futuristes et autres explorateurs de formes et de puissances, l’œuvre de Lucebert est une passerelle entre ces prémices italiennes ou russes et les vers d’un Henri Simon Faure, libérée des contraintes du lyrisme, du beau et de la forme, tout en les pratiquant sans afféterie ni regret, sans façon. Lucebert est un poète direct, dur, enragé, ironique aussi. Il est surtout virevoltant. Un virtuose surpris par sa virtuosité : « je m’attache de poétique façon / c’est-à-dire / les eaux lumineuses de la simplicité / à donner une expression / à l’espace de la vie pleine. »

Apocryphe de Lucebert
Traduit du néerlandais par Kim Andringa et Henri Deluy, Le Bleu du ciel, 122 pages, 15

Lucebert le cobra Par Éric Dussert
Le Matricule des Anges n°70 , février 2006.
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