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Entretiens De l’agitation et des agités

mai 2006 | Le Matricule des Anges n°73 | par Éric Dussert

Contestataire devenu éditeur, Gérard Guégan est aujourd’hui romancier. Il rappelle les riches heures de la maison Champ Libre, haut-lieu de l’ultra-gauche et du situationnisme.

Cité Champagne, esc. i, appt. 289, 95-Argenteuil : Champ libre vol.1 (1968-1971)

Après avoir tracé la chronique des éditions du Sagittaire qu’il anima entre 1975 et 1979 (Ascendant Sagittaire, Lmda N°35), Gérard Guégan revient à rebrousse-chrono sur son expérience antérieure, la fondation des éditions Champ Libre avec Gérard Lebovici (1932-1984), impresario proche de Guy Debord mystérieusement assassiné.
Fils d’une Arménienne de Smyrne et d’un fils de marin débarqué dans le sud tunisien, Gérard Guégan avoue une autre filiation, celle de Stendhal qui souhaitait tout conquérir de haute lutte. Après une nuit d’émeute, le 10 mai 1968, il s’embarque aux côtés de Lebovici. Où la petite histoire de ce duo plein d’appétit rencontre la grande : si l’on n’a jamais écrit bien clairement que les premiers comités de lecture de la sévère équipe de la NRf se déroulaient dans une maison de passe, Guégan dévoile tout le paquet : « il existait un autre point commun entre Lebovici et moi (…) la bite nous bouffait la tête ». Ces « dévorants sexuels » vont marquer leur temps en secouant le cocotier de l’ultra-gauche révolutionnaire. Jusqu’à la lettre du 28 octobre 1974 où Lebovici rompt l’« association ».
Premier volet de cette histoire, le présent volume revient sur les années 1968-1971 vingt livres publiés, sur l’état d’esprit d’une époque et celui d’un jeune trublion dont le « dandysme (…) l’a toujours emporté sur l’esprit de parti ». Mauvaise tête ou homme de conviction, il se souvient de Raoul Vaneigem « l’évangéliste béat », ou de Guy Debord, « un poseur et un fourbe » dont Champ Libre a publié, après Buchet-Chastel, le texte majeur : La Société du spectacle (1971).

Comment êtes-vous arrivé au PCF ?
Je suis d’une famille de militants communistes. Évidemment, j’ai été contre le père quand il fallait l’être, vers 14-15 ans. À cause du jazz, des beatniks, je portais des jeans, le blouson rouge de James Dean. Une caricature. Et puis il y avait le rock’n’roll. Ce mélange a produit vers la fin de 1956 un anarchiste, au grand dam de ma famille. Dans le milieu be-bop marseillais, il y avait une ou deux figures merveilleuses d’anarchistes. Là-dessus, il y a eu le coup d’État d’Alger de mai 1958. C’était très sérieux et Jacques Duclos a écrit dans L’Humanité, « Si de Gaulle n’est pas Hitler, Soustelle est déjà Goebbels ». Je pensais que nous allions vers une guerre civile, qu’il fallait s’engager dans un parti ou une armée assez solide pour résister au fascisme. D’où le PC, ce qui a fait le plus grand plaisir à mon père. Mais c’était aussi la naissance de la contestation au sein du parti, par les membres les plus jeunes : l’Union des Étudiants Communistes. À l’exception des situationnistes, tous les contestataires y sont passés. Je m’y sentais bien, comme dans une grande famille plutôt confortable, où l’on ne me faisait pas grief de lire la Série noire. L’époque était paroxystique. C’était un tel bordel que, d’une certaine manière, c’était réjouissant.

Vous allez plus loin en fondant le groupe Prisu....

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